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« The Last Dyes »: William Eggleston à la galerie David Zwirner

533 West 19th Street.

sam 07 Mar

Expositions
New York
Informations

Description

Une station service à l’heure bleue devient cinématographique, une bouteille de Ketchup capte toute la tension d’une image immobile, l’intérieur d’un congélateur prend des airs de pièce à conviction… La galerie David Zwirner présente la dernière série de tirages dye-transfer du photographe américain William Eggleston. Dans ces clichés, les couleurs de l’Amérique se chargent de poésie grâce à cette technique inventée dans les années 1940, par les laboratoires Kodak, pour la mode et la publicité. Eggleston la détourne pour ses prises de vues artistiques changeant notre perception des scènes ordinaires du quotidien made in USA.

Eggleston, grand admirateur de l’Américain Robert Frank et du Français Henri Cartier-Bresson, entame sa carrière avec le noir et blanc. Mais il ouvre une nouvelle voie, dans les années 70, avec la photo couleur lorsqu’il découvre la technique du dye transfer. C’est même une révélation. « La saturation des couleurs et la qualité de l’encre étaient époustouflantes. Chaque photographie que j’ai imprimée par la suite avec ce procédé me semblait… meilleure que la précédente. » dit-il à son éditeur Mark Holborn en 1991. Il est l’un des pionniers de cette technique qui se rapproche de l’impression puisque l’image originale y est séparée en trois négatifs, donnant trois matrices de film (cyan, magenta et jaune) qui sont ensuite imprégnées de colorants puis transférées sur le papier photographique. Le dye-transfer permet au photographe de travailler ses tirages comme des tableaux. Il relève une couleur pour la rendre vive, il sature un éclairage naturel, il met en place un style photographique interprétatif qui aura une grande influence sur la culture visuelle contemporaine.

L’exposition présente les tous derniers tirages qui ont pu être réalisés avec ce procédé dye-transfer. Au début des années 1990, le laboratoire Kodak a en effet cessé de produire le matériel (colorants, papier et film Matrix) nécessaire à leur réalisation. Guy Stricherz et Irène Malli, spécialistes du procédé, ont alors acquis des stocks disponibles ce qui leur a permis de réaliser les tirages de ces ultimes photographies exposées aujourd’hui chez Zwirner.

L’article complet d’Olivia Deslandes : Caravage, Eggleston et la collection The Invisible Dog : le meilleur des expositions de ce début d’année

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