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sam 11 Avr
Cascades, forêts, jungles tropicales, l’exposition « Ana González: Río » à la galerie Sean Kelly, jusqu’au samedi 11 avril, nous invite à serpenter autour des œuvres et à nous imprégner de la mémoire des lieux. L’artiste colombienne, qui conçoit des œuvres textiles non finies, nous invite à poursuivre le tissage.
Si l’artiste filait les gammes de vert, elle sublime ici les images d’Amazonie et des Andes avec deux nouvelles palettes de couleurs : celles du coucher de soleil et celle d’un Eldorado, entendu doré, et de sa quête mythique de l’or.
Peintures, tissages, céramiques, vidéos et aquarelles, les œuvres sont paisibles et élégantes, pourtant le message est éclatant : elles crient pour alerter sur l’exploitation économique qui dévaste le monde vivant. Certaines d’entre elles laissent apercevoir une « image fugace du paradis ». L’exposition oxymorique renvoie sans cesse l’une à l’autre la vulnérabilité et la résilience, la beauté et la destruction.
Écrit par Olivia Deslandes.
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