235 Bowery New York
jeu 30 Avr
À l’occasion de sa réouverture après deux ans de travaux, le New Museum propose, jusqu’au jeudi 30 avril, « New Humans: Memories of the Future ». L’exposition réunit les œuvres de plus de 200 artistes originaires de 50 pays différents, réparties sur les quelques 5500 m2 du musée qui a doublé sa surface avec sa nouvelle extension.
Attendez-vous à une visite intense. Les œuvres sont nombreuses et manifestent la continuité des craintes collectives entre intérêt pour l’innovation et détresse que le progrès technologique peut susciter. On voit l’homme se transformer, parfois se perdre. L’inquiétude succède immanquablement à l’émerveillement. Chaque salle est d’ailleurs emplie des bandes sonores inquiétantes issues des œuvres vidéo qui y sont installées.
Résultat : une forme d’anxiété peut vous envahir. Heureusement, l’architecture du lieu est généreuse, très grande hauteur sous plafond, mélange de matières argentées, fenêtres trapézoïdales baignant de lumière les escaliers. La moquette rose clair, très moelleuse, qui recouvre le sol d’une des salles centrales de l’exposition est réconfortante. Tout comme l’ossature du robot E.T. dont on croise les yeux immenses et bienveillants.
Malgré ses accents pessimistes, l’exposition fait réfléchir en bonne compagnie. Picabia, Fernand Leger, Richier, Dali, Dubuffet, Nam June Paik et tant d’autres artistes qui ont fait l’histoire de l’art jalonnent le parcours. Leurs œuvres résonnent avec celles plus récentes d’un Pol Taburet, d’un Pierre Huygue ou d’une Lili Raynaud-Dawar, mais les spectres historiques du siècle dernier ne sont pas sans rappeler ceux de ce siècle.
Lire l’article complet d’Olivia Deslandes : Réouverture du New Museum : une exposition entre anxiété et stimulation