385 Broadway
sam 24 Oct
Pour le Germano-Britannique Tony Cragg, les systèmes industriels ne cessent d’appauvrir les formes. Depuis plus de cinquante ans, il oriente donc sa pratique de sculpteur vers une forme radicale, inspirée parfois par la nature mais la dépassant aussi. Sa carrière est immense : il a obtenu le Turner Prize et représenté la Grande-Bretagne à la Biennale de Venise dès 1988, a dirigé la Kunstakademie de Düsseldorf, et a encore récemment reçu le Prix européen de la culture pour sa capacité à lier art, science et nature.
Marian Goodman, qui l’accompagne depuis des décennies, lui ouvre pour la première fois les portes de sa galerie de Tribeca, où il est exposé jusqu’au samedi 24 octobre. Masses gigantesques, formes hybrides, flux de matières, les œuvres de « Tony Cragg » y habitent littéralement les différents espaces. Elles sont dotées d’une fluidité qui les fait dialoguer entre elles. Les matériaux, les couleurs, les textures se conjuguent : marbre blanc de Carrare, acier Corten velouté, bois, pierre verte du Guatemala… La gravité de ces colosses est compensée par les évidements, les effets de plissage. Une énergie se dégage aussi des sculptures à mesure qu’on les contourne. On joue au cœur de ces œuvres, alternant la contemplation de la matière, qui nous rapproche au plus près, et la vue d’ensemble.
L’article complet d’Olivia Deslandes : Profusion d’expositions à New York : le meilleur de la rentrée