Les marchés à la française, avec leurs stands bigarrés, leurs bouchers et fromagers gouailleurs vous manquent ? Le District, nouveau « French Market Place », devrait ouvrir en décembre 2014 à deux pas de Wall Street.
Dans les faits, on sera plutôt dans une version chic du marché parisien, quelque part entre Eataly (du nom du célèbre espace dédié à l’Italie sur Madison Square) et la Grande Epicerie du Bon Marché. Ce projet sera l’une des composantes de Brookfield Place, opération de rénovation urbaine à 250 millions de dollars, visant à réaménager la zone du World Trade Center.
Sur 2 800 m2 (dont une partie sur l’eau, en extérieur), le District, situé au 225 Liberty Street, a l’ambition de reproduire l’ambiance d’une place de village à la française. « Il comptera quatre parties », explique Laurent Vasseur, directeur des opérations chez HPH, société qui possède 25 restaurants à New York et qui a décroché il y a un an le contrat d’exploitation.
« La partie café regroupera un bar à expressos, et toute une série de stands vendant macarons, pâtisseries françaises, crêpes, financiers. Dans la partie marché, nous aurons un fromagerie, un boucherie, une rôtisserie, une poissonnerie, une charcuterie, un bar à vin… La partie garden sera dédiée à l’épicerie, aux stands fruits et légumes, et traiteurs. Enfin, il y aura un grand restaurant, type bistrot, avec 350 places assises à l’intérieur et 100 en terrasse ». On ne trouvera pas, au District, de marques ou d’enseignes connues : tous les stands seront gérés par HPH – au risque de donner à l’ensemble un coté un peu artificiel.
« Plus qu’un marché, ce qu’on veut recréer, c’est une façon de vivre », assure Laurent Vasseur. Faire ses courses de stands en stands, goûter une huître au passage, prendre un café…. Laurent Vasseur, qui a fait le tour du monde des marchés afin de piocher des bonnes idées, imagine un système de carte, qui donnerait droit à des dégustations dans plusieurs stands : « J’ai vu cela dans un marché couvert à Barcelone », souffle-t-il.
En prévision de l’ouverture, le District va embaucher 350 personnes pour gérer les stands et faire tourner la machine – l’espace sera ouvert 7 jours sur 7, de 6h30 à 2 heures du matin. « On aimerait bien recruter des Français, si on en trouve ! On compte aussi passer des accords avec des écoles françaises d’hôtellerie ». Avis aux intéressés.
Un «Eataly» français à New York fin 2014
Awty monte à bord de la Station Spatiale Internationale
Les élèves d’Awty ont la tête dans l’espace ces jours-ci.
L’école internationale de Houston fait partie de trois écoles travaillant avec le Center for the Advancement of Science in Space (Casis) sur la mise au point d’expériences scientifiques pour le besoin de la Station Spatiale Internationale (ISS). La collaboration s’inscrit dans le cadre du programme pilote de Casis, le National Design Challenge.
Non seulement les ados d’aujourd’hui sont nés avec la station spatiale internationale, mais « l’un des fondateurs de Casis fait partie des parents d’élèves d’Awty », explique Angela Glidewell, professeur de physique de la section internationale d’Awty responsable de la conduite avec sa collègue de CM2 Jessika Smith.
Et les élèves ont saisi cette opportunité avec enthousiasme. « On avait beaucoup d’idées. On a du trier ce qui marchait ou pas », témoigne une élève américaine , Katharine, dans un excellent français.
Tandis que les élèves de Jessika Smith planchent sur la façon dont la levure pourrait se comporter dans l’espace, « nous travaillons sur les différents types de radiations existant dans l’espace pour tester un matériau pouvant aider à concevoir des vaisseaux spatiaux », explique son camarade de classe Adham.
Envoyées dans l’espace en mai à bord de capsules intelligentes de dix centimètres cubes fournies par les partenaires de Casis, ces expériences seront également réalisées sur Terre.
« Les enfants sont tout excités à l’idée d’envoyer une expérience dans l’espace, souligne Angela Glidewell. Pour moi, c’est juste une autre façon de les amener à apprendre de nouvelles connaissances dans le cadre d’un projet très concret. Mais c’est vrai que c’est une opportunité unique. »
Babeth's Feast, le Picard Surgelés de l'Upper East Side
Les Français de New York ont une nouvelle héroïne: Elisabeth de Kergorlay. La comtesse française installée dans la Grosse Pomme va leur donner leur premier Picard Surgelés: Babeth’s Feast.
« Je me suis clairement inspirée de Picard, reconnait Mme de Kergorlay. Comme beaucoup de Français, en venant aux Etats-Unis, je m’attendais à trouver un concept similaire, mais il n’y avait rien. »
Le futur magasin ouvrira au printemps au 1422 Third Avenue dans l’Upper East Side (à l’emplacement de l’ex-Brasserie Julien, ci-dessus). Il offrira près de 350 produits, « du hors d’œuvre au dessert« . Comme Picard. Des entrées, des herbes, des sauces, des soupes, des plats français et américains et quelques surprises, comme le crumble salé.
Elisabeth de Kergorlay, qui fait partie des investisseurs du Pain Quotidien, sait qu’elle arrive en terrain difficile. Si les Etats-Unis sont le premier marché mondial pour les surgelés, ces derniers trainent une image de « junk food » de ce côté-ci de l’Atlantique. Ces produits souffrent aussi de la concurrence des livraisons à domicile, peu onéreuses et rapides.
Lire: Pourquoi n’y-a-t-il pas de surgelés type Picard aux Etats-Unis?
Comme beaucoup d’autres Français habitués à trainer entre les congelos géants de Picard, Elisabeth de Kergorlay est une convertie de la première heure. A Paris, elle a pris l’habitude de régaler ses invités avec des hors d’œuvres réchauffés et a même organisé des brunches le dimanche à base de produits Picard. « Recevoir est devenu un plaisir« , glisse-t-elle.
Pour faire avaler le concept aux New-Yorkais, il faudra faire preuve de pédagogie, souligne la fondatrice. Leur dire par exemple que les « produits surgelés conservent mieux les vitamines et les nutriments« . Les employés de Babeth’s Feast seront en mesure de prodiguer des conseils sur la préparation des aliments et des repas. Même la présentation des produits ne sera pas laissée au hasard. Ces derniers seront placés dans des boites de couleurs différentes, en fonction de leur nature (dessert, entrée…), pour faciliter leur identification.
Mme de Kergorlay a également recruté le célèbre photographe de mode Gilles Bensimon pour produire de beaux clichés des produits finis. « Les surgelés, c’est le plan D aux Etats-Unis. Nous voudrions faire en sorte qu’acheter du surgelé devienne un choix, dit-elle. Il faut rassurer les consommateurs, leur montrer que ce sont des produits de grande qualité. » L’opération « dégel » a commencé.
Hollande se rendra dans la Silicon Valley en février
Seul ou accompagné de la « First Girlfriend », François Hollande prévoit de se déplacer à San Francisco, bastion des « techies », lors de sa visite aux Etats-Unis du 10 au 12 février.
Le programme précis n’est pas arrêté, mais le président français devrait notamment se rendre dans la Silicon Valley pour s’entretenir avec des dirigeants de la high-tech et mettre en valeur les liens entre la Californie et la France. Il devrait aussi en profiter pour rencontrer la communauté française de San Francisco.
Lire: Les Pigeons de la Silicon Alley qui ont fait plier Ayrault
Il sera accompagné de plusieurs ministres, dont Fleur Pellerin, en charge de l’Économie numérique, et le ministre de l’économie Pierre Moscovici. La visite aura vraisemblablement lieu le 12 février, au lendemain de la visite d’Etat de M. Hollande à Washington.
Lire: Hollande en visite d’Etat à Washington en février
C’est la première fois qu’un chef d’État français se rend en visite officielle à San Francisco depuis 30 ans. Le dernier président français à se rendre dans la ville californienne fut François Mitterrand, en février 1983. Il en avait profité pour rencontrer un certain Steve Jobs.
Lors de la réception à la mairie de San Francisco, il avait corrige son interprète qui avait traduit « La France aime le peuple américain », par « la France aime les États-Unis d’Amérique. »
Alex Terrier fait jazzer Los Angeles
Tout amateur de jazz qui se respecte se doit de faire sa connaissance. Le saxophoniste français Alex Terrier, deux albums et plusieurs collaborations prestigieuses au compteur, sera à Los Angeles fin janvier. Le petit prodige parisien du jazz, inspiré par les plus grands comme Duke Ellington et Charlie Parker, y donnera trois concerts.
Infos pratiques:
Josh Nelson Trio + Alex Terrier, lundi 27 janvier à 20h00 au Vitello’s, 4349 Tujunga Avenue, Studio City, California, US, tickets ici
Josh Nelson « discoveries » + Alex Terrier, mardi 28 janvier à 20h30, CAP Studio Theatre, 13752 Ventura Blvd, Sherman Oaks, California, US, tickets ici
Pat Senatore Trio + Alex Terrier, vendredi 31 janvier à 21h00, Vibrato, 2930 Beverly Glen Circle, Bel Air, CA 90077, tickets ici
Le lancement de la FACC-LA en photos
“Nous sommes là pour faire du business et faire grandir nos membres”: en lançant officiellement la nouvelle French American Chamber of Commerce de Los Angeles, le président Ralph Levy a choisi d’aller droit au but. “Il faut que cette chambre serve à ses membres!”
Le ton était donné dans le jardin de la Résidence de France à Beverly Hills mardi soir. Quelque deux cents invités sont venus saluer le lancement de l’organisation (annoncé par French Morning la semaine dernière) 5 ans après la disparition de la précédente chambre franco-américaine dans la Cité des Anges.
Après le Consul général Axel Cruau et l’ambassadeur François Delattre (par vidéo depuis Washington), Tom Labonge, councilmember (conseiller municipal) de Los Angeles a lui aussi parlé “business”: “depuis son arrivée (en juillet), le nouveau maire Eric Garcetti n’a qu’une priorité: jobs, jobs, jobs. En soutenant le business franco-américain on crééera des emplois ici à LA!”.
En même temps que cet évènement, la FACC lançait également son site internet (http://www.facclosangeles.org/).
Les photos de l’évènement:
Louis XIV s'invite à UCLA
Celle que l’on surnomme la « Reine des nouvelles historiques » sera de passage à Los Angeles le 22 janvier pour présenter son nouveau roman Le siècle de Dieu consacré au règne de Louis XIV. L’auteur et historienne Catherine Hermary-Vieille tiendra une conférence intitulée : « Roman historique, quelle est la part d’histoire, la part de fiction ? ».
Un cocktail et une séance de dédicace suivront la conférence.
Infos pratiques :
Conférence de Catherine Hermary-Vieille
Mercredi 22 janvier de 19h-21h
Young Research Library, UCLA salle de conférence 11360
Inscription au (310) 652-0306 ou par mail : [email protected]
Plus d’informations ici
Embarquez pour le Miami International Boat Show
Amateurs de navigation, embarquez pour le Miami International Boat Show du 13 au 17 février. La plus grande exposition de bateaux au monde présentera plus de 3.000 embarcations en tout genre. Que vous soyez plutôt branché voilier ou bateau à moteur, vous devriez trouver sans peine la perle rare.
Infos pratiques :
Miami International Boat Show
Du 13 au 17 février
Miami Beach Convention Center, Sea isle Marina, Miamarina at Bayside
Tickets ici
Un mois de films français sur le web
Assistez à un festival de cinéma en restant dans votre canapé. C’est l’idée de MyFrenchFilmFestival. Ce rendez-vous du cinéma en ligne permet aux internautes de voter pour dix longs métrages et dix courts métrages francophones du 17 janvier au 17 février sur le site du festival.
A l’issue du festival, organisé par l’organisme UniFrance, sept prix seront décernés par un jury et les films primés seront diffusés à bord des avions Air France pour une durée de 6 mois.
Les longs métrages en compétition sont: Augustine, Le Jour des corneilles, Au galop, Comme un lion, J’enrage de son absence, Mobile Home, Pauline détective, La Fille du 14 Juillet, La Vierge, les Coptes et Moi et Mariage à Mendoza.
Infos pratiques:
MyFrenchFilmFestival, du 17 janvier au 17 février
Prix: de 0.99 à 15.99 euros
Films et infos sur le site de MyFrenchFilmFestival
La francophonie met le cap sur la Floride
Faire en sorte que la Floride parle davantage le français. Tel est le nouveau défi du Centre de la Francophonie des Amériques.
Pour la première fois, l’organisme de promotion de la francophonie a organisé une mission exploratoire dans l’Etat, à la recherche d’interlocuteurs au sein des communautés française bien entendu, mais aussi canadienne et haitienne. « Aux Etats-Unis, on a commencé par la Nouvelle-Angleterre et la Louisiane, parce qu’on y connaissait des organisations. Mais on savait qu’il y avait aussi la Floride, New York et la Californie, explique le président du Centre Denis Desgagné, qui était du voyage. « Nos missions nous permettent de rencontrer les acteurs, de découvrir les territoires et d’en déduire un plan d’actions en fonction du désir des organisations locales de travailler ensemble ».
Une mission exploratoire donc, dans un territoire pas tout à fait vierge. Les francophones et francophiles de Floride connaissent déjà bien le Congrès de la Culture Française en Floride, qui regroupe chaque année depuis 1952 près d’un millier d’écoliers pour deux jours à Orlando, sur fond de compétitions artistiques et culturelles en français; Canada Fest, qui se déroule chaque année à Hollywood (25 et 26 janvier 2014) et se présente comme la plus grande fête francophone aux Etats-Unis (150.000 personnes); ou encore la Miami Book Fair International (dates 2014 à définir) et le Miami International Film Festival (7-16 mars 2014), qui participent au rayonnement des artistes francophones.
Pendant son déplacement, l’équipe du Centre à présente ses activités aux acteurs de la francophonie locale, en espérant trouver des partenaires. Elle en a profité aussi pour saluer de nombreuses initiatives locales, telle que la création récente de la première association d’étudiants francophones de l’Université de Miami ou encore les actions des associations initiées par des expatriés français comme Miami Accueil ou l’Association des Petits Écoliers de Miami.
De Floride, Denis Desgagné repart « très surpris ! Je savais qu’il y avait certes beaucoup d’Haïtiens, de Canadiens et de Français, mais je ne m’attendais pas à une telle mobilisation locale ».