Lorsque Maxime Buathier s’installe à San Francisco à l’été 2025 avec son mari et leurs deux enfants, elle ne part pas à l’aveugle. Elle sait qu’elle ne travaillera pas. Elle sait que son visa ne lui donnera aucun droit professionnel. Elle sait aussi qu’en suivant son conjoint, elle accepte de mettre sa carrière entre parenthèses. Ce qu’elle n’avait pas mesuré, en revanche, c’est le degré de dépendance que cette expatriation allait lui imposer : juridiquement, économiquement et psychologiquement.
Journaliste de formation, Maxime venait pourtant de retrouver une stabilité en France après plusieurs années éprouvantes. Une rupture professionnelle brutale, une grossesse imprévue, un congé maternité vécu comme une mise à l’arrêt forcée, puis un poste stable enfin décroché dans une entreprise qui lui plaisait et s’accordait avec la vie de famille. Tout était en place. La vie n’était pas simple, mais elle était équilibrée.
Dix ans de rêve et l'opportunité
Et puis le poste s’ouvre. San Francisco. L’opportunité que son mari attend depuis près de dix ans. Le genre de chance qui ne se présente qu’une fois. La décision est rapide. En quatre mois, ils déménagent toute leur vie, mettent leur mais...