Lundi 4 juillet, c’est independence day, et c’est férié. L’occasion de faire quelques chose de différent, avant de passer la soirée les yeux rivés sur les feux d’artifice.
Des parades en veux-tu en voilà
Tradition oblige, le 4 juillet est synonyme de parades. Et il y en a deux qui méritent le détour à Los Angeles. La 68ème édition des Palisades parade partira lundi vers 1:50pm avec le saut des parachutistes. Ils seront rejoints par la grande parade patriotique, animée en fanfare, qui partira de Sunset Boulevard, entre via de la Paz et Drummond street. Le défilé sera mené par le maréchal Kevin Nealon, maire honoraire de Los Angeles. Les festivités se poursuivront par un concert (10 dollars) et le traditionnel feu d’artifice.
Autre institution de la Cité des anges : la parade des vélos. Sur les bicyclettes, des enfants et ados déguisés. Ils partiront de Granada avenue à Long Beach, à 10am. Au préalable, les plus vaillants auront participé à la course d’un demi mile à 9:15am, alors que les adultes pourront rendre hommage à l’Oncle Sam en bravant 5 k à 8am.
Musique, food-trucks et block party
On va aussi beaucoup faire la fête à Americafest, lundi à partir de 2pm au Rose bowl stadium (entrée: 13 dollars, parking: 20 dollars). Il y en aura pour tous les goûts, avec des spectacles de motos, des jeux gonflables pour les enfants et un concert de faux Beatles (« Liverpool legends, the ultimate Beatles tribute »). La soirée se clôturera par le feu d’artifices à 9 pm.
Si vous ne voulez pas vous ruiner, optez pour la block party de Grand Park, Downtown (gratuite). Vous n’aurez que l’embarras du choix parmi les food trucks, et les artistes qui monteront sur scène. De 2pm à 9:30pm, Grand Park ne sera que fête. Et n’hésitez pas à attendre que le soleil se couche, pour observer le feu d’artifice projeté au dessus du City Hall.
Si vous préférez une ambiance plus survoltée, rendez-vous au Hollywood Bowl. Tête d’affiche, le groupe Chicago mettra une ambiance rock sur les marches du samedi 2 au lundi 4 juillet (à partir de 5 dollars).
D’autres festivals rythmeront cette journée. Vous pourrez profiter des concerts et des jeux au coeur d’un salon automobile au CBS Studio center (25 dollars par personne), de 4:30 à 8pm. Autre ambiance : une pool party sur les collines d’Hollywood sera réservée aux cent premières personnes inscrites.
Un barbecue à la plage
Maïs grillé, hamburgers, coleslaw… La fête est aussi dans l’assiette. Chaque année, l’aquarium of the Pacific, situé à Long Beach, organise un barbecue au milieu des poissons (59 dollars). Les visiteurs pourront profiter des mets et de la vue pour observer les feux d’artifice.
Les amateurs de pancakes et french toast se retrouveront à Huntington beach, à l’occasion de America the beautiful, afin de partager un petit-déjeuner (5 dollars) à Lake park, à 7 am. Les plus courageux participeront à un 5 k durant la digestion.
Si le soleil est de la partie, le barbecue à l’américaine, organisé par Angel City Brewery pour le ‘Merica Fest, sera festif et convivial. Les participants pourront se livrer à des jeux, ou siroter des bières (avec modération) sur la pelouse.
Une belle vue, c’est tout
Optez pour le pique-nique nocturne dans l’un des nombreux spots de la ville. Vous pourrez admirer la folie pyrotechnique à bord d’un paquebot (le Queen Mary à Long Beach). Ou encore depuis le Baldwin Hills scenic overlook (Culver city), depuis l’attraction du Skyslide (US Bank Tower), au sommet du Griffith Observatory ou encore depuis la plage surf rider beach. Vous n’avez que l’embarras du choix.
Nos meilleurs plans pour le 4 juillet à Los Angeles
Getty présente l’exposition « Odilon Redon : Otherworldly Visions »
[Article partenaire] Le J. Paul Getty Museum présente « Odilon Redon : Otherworldly Visions », une exposition qui met en lumière les œuvres fantastiques de l’artiste français, oscillant entre une obscurité mystérieuse et des couleurs lumineuses.
Visible au Getty Center du 14 juillet au 18 octobre 2026, l’exposition propose un ensemble exceptionnel de fusains, de lithographies et de pastels issus de la collection du Getty – notamment la pièce « La Bataille des os », une acquisition récente -, ainsi que des prêts d’autres institutions. Les visiteurs pourront explorer la vision artistique singulière de Redon à travers ses diverses sources d’inspiration, de la religion et la mythologie à la littérature et la science moderne.
« En tant qu’artiste ayant dissous les frontières entre le visible et l’imaginaire, cette présentation attire à nouveau l’attention sur le travail visionnaire de Redon, qui a toujours été très populaire auprès de nos visiteurs », a déclaré Timothy Potts, directeur (titulaire de la chaire Maria Hummer-Tuttle et Robert Tuttle) du Getty Museum. « Forts de cette popularité, nous sommes ravis de partager dans cette exposition la remarquable collection de dessins « noirs », de pastels et d’estampes du Musée au sein d’une expérience unifiée. »

“The Battle of the Bones” About 1881 – Odilon Redon (French, 1840 – 1916) Charcoal and pastel with stumping and removal on tan paper – 36.5 × 45 cm (14 3/8 × 17 11/16 in.) Getty Museum – 2024.17
Du noir à la couleur : le parcours d’un visionnaire
Né à Bordeaux en 1840, Odilon Redon commence sa carrière en travaillant presque exclusivement au fusain et à la lithographie en noir et blanc, créant des compositions atmosphériques peuplées de monstres étranges et d’apparitions mystérieuses. Dans les années 1890, Redon commence à utiliser le pastel et la peinture à l’huile, abandonnant son esthétique sombre signature au profit de couleurs vibrantes. L’exposition explorera l’univers visuel insolite de Redon à travers quatre aspects majeurs de son œuvre : le noir, la lithographie, les portfolios d’estampes, et la couleur.
- Le noir : Dans les années 1870 et 1880, Redon s’est principalement concentré sur la création de ce qu’il appelait ses « noirs », des dessins au fusain et autres médiums noirs aux sujets tout aussi sombres. Redon utilisait les différentes nuances de noir comme on utiliserait tout un spectre de couleurs, trouvant de nouvelles manières de jouer sur l’interaction entre l’ombre et la lumière. Parmi les noirs présentés figure « La Bataille des os », récemment acquise par le Musée. Inspirée par un passage d’un poème de Maurice Bouchor, elle dépeint les conséquences d’un duel fantastique entre deux squelettes. Redon a encadré les squelettes sur un fond de fusain noir profond et a façonné les os avec expertise à partir des réserves vierges du papier brun.
- La lithographie : À cette époque, Redon commence également à pratiquer la lithographie, un procédé d’impression ayant de grandes affinités avec le dessin. À travers l’encre noire riche de ses lithographies, Redon trouve un autre moyen puissant d’exprimer son imagination débordante. Dans sa saisissante lithographie « La Lueur », il présente une rencontre avec le surréel : deux petites silhouettes regardent à travers une fenêtre le profil vivement éclairé d’un visage immense, entrevoyant le fantastique mis en lumière par un cadre.
- Les portfolios d’estampes : Au cours de sa carrière, Redon a créé 11 portfolios d’estampes, des séries de lithographies partageant un thème commun, souvent directement lié à des textes littéraires et religieux. L’exposition présente le premier de ses trois portfolios inspirés du roman surréaliste de Gustave Flaubert, La Tentation de saint Antoine, qui raconte les événements d’une seule nuit où le saint est confronté à une série de visions terrifiantes. Basée sur une citation du roman, l’estampe étrange et ludique « Il apparaît un être singulier, ayant une tête d’homme sur un corps de poisson » montre une créature hybride flottant dans un espace ambigu. Plutôt que d’illustrer directement les textes, Redon utilisait des sources comme le roman de Flaubert comme inspiration pour ses images évocatrices et énigmatiques.
- La couleur : À la fin des années 1890, Redon s’éloigne de son esthétique des « noirs » pour adopter des couleurs audacieuses. Au pastel et à la peinture à l’huile, il conserve une grande partie de son imagerie symbolique emblématique, mais s’ouvre à de nouveaux sujets mieux adaptés aux couleurs vives. L’un des chefs-d’œuvre au pastel de l’exposition est le radieux portrait de la « Baronne de Domecy », l’épouse du baron Robert de Domecy, mécène et ami de Redon. Redon représente la baronne perdue dans ses pensées, le regard tourné vers l’extérieur comme si elle s’était extraite du monde matériel. Son visage monochrome contraste fortement avec le champ de fleurs lumineux qui semble flotter à la surface du portrait, comme une projection de son monde intérieur.

“Orpheus” About 1905 – Odilon Redon (French, 1840 – 1916) – Pastel on gray laid paper, affixed to a canvas mount – 59.5 × 46.8 cm (23 7/16 × 18 7/16 in.) – Fine Arts Museums of San Francisco Bequest of Frederick J. Hellman, 1965.29 L.2026.12
« Odilon Redon utilisait son art pour offrir de nouvelles interprétations du familier, traduisant les sujets littéraires et le monde naturel de manière originale », explique Danielle Canter, conservatrice adjointe des dessins au Getty Museum. « Nous espérons que les visiteurs qui découvriront l’univers onirique de Redon à travers cette exposition trouveront de l’inspiration dans la vision unique et l’imagination sans borne de l’artiste. »
L’exposition « Odilon Redon: Otherworldly Visions » est sous la direction de Danielle Canter, conservatrice adjointe des dessins au Getty Museum.
Programmation et événements
L’exposition s’accompagne d’une publication présentant le travail remarquable d’Odilon Redon. Le samedi 18 juillet à 16h00, le Getty accueillera le « Salon Odilon Redon : Mots et Musique », un après-midi de concert et de conférence qui explorera les liens entre le son, la littérature, l’imagination et l’art symboliste qui a influencé l’œuvre de Redon. Les visiteurs pourront également participer à des ateliers gratuits de gravure en lien avec l’exposition certains dimanches de juillet et d’août.
À propos du Getty
Le Getty fait progresser le sens et l’impact de l’art – en rassemblant les gens pour préserver le passé, inspirer le présent et façonner l’avenir. Le J. Paul Getty Museum collectionne les antiquités grecques et romaines, les peintures européennes, les dessins, les manuscrits, les sculptures et les arts décoratifs jusqu’à 1900, ainsi que les photographies du monde entier jusqu’à nos jours. Le Musée a pour mission d’exposer et d’interpréter ses collections, et de présenter d’importantes expositions temporaires et publications pour le plaisir et l’éducation des visiteurs locaux et internationaux. Cette mission s’appuie sur un programme actif de recherche, de conservation et de programmes publics visant à approfondir notre connaissance et notre lien avec les œuvres d’art.
Visiter le Getty Center
Le Getty Center est ouvert du mardi au dimanche, de 10h00 à 18h30. Le Getty Center reste ouvert jusqu’à 21h00 le samedi, tout au long de l’année. Il est fermé le lundi, pour Thanksgiving, le 25 décembre (Noël) et le 1er janvier. L’entrée au Getty Center est toujours gratuite, mais une réservation est obligatoire. Les réservations se font en ligne ou au (310) 440-7300. Le parking est à 25 $ par voiture ou moto ; 15 $ après 15h00 ; 10 $ après 18h00. Le samedi après 18h00, le parking est gratuit. Le Getty Center est situé au 1200 Getty Center Drive, Los Angeles, Californie.
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Note : les “articles partenaires” ne sont pas des articles de la rédaction de French Morning. Ils sont fournis par ou écrits sur commande d’un annonceur qui en détermine le contenu.
Du 8 au 10 juillet, food trucks en folie à L.A
Attention, cette année, le L.A Food FEST n’aura pas lieu dans le stade Rose Bowl de Pasadena mais à Exposition Park, juste à côté de l’Université de la Californie du sud (USC) à Los Angeles. Pour le reste ce sera la même recette que l’année dernière: cuisine, cuisine et cuisine.
Du sucré, du salé, et des plats du monde entier : éthiopien vegan, tacos organic, gaufres de Liège, kombucha bars, poulets braisés, mini-burgers, yaourts fermiers, ceviche, crevettes rissolées…
Le tout servi trois jours de suite dans une ambiance relax par une centaine de food trucks rassemblés sur cet espace d’un peu plus d’un demi kilomètre carré. Autant dire que le choix sera vaste et qu’il faudra mieux arriver à jeun !
Les esthètes pourront choisir l’espace gastronomie dans le Rose Garden où des chefs cuisiniers proposeront des repas à déguster assis dans leur restaurants pop-up. Et les plus délurés opteront peut-être pour le « Food porn cinema ». Bref, il y en aura pour tous les goûts.
Quand Giverny rencontre Palm Beach
On croyait déjà tout connaître de la commune normande de Giverny, devenu célèbre parce qu’elle abrite la maison et les fameux jardins du peintre impressionniste Claude Monet. Et pourtant: l’artiste Mark Fox, originaire de Brooklyn, les montre sous une autre perspective. Le Norton Museum of Art de Palm Beach présente ses travaux du 5 juillet au 30 octobre.
« Giverny : Journal of an Unseen Garden » (« Journal d’un jardin invisible »), ce sont cinq écrans sur lesquels sont diffusés en boucle des enregistrements de vidéos sous-marines haute définition, prises à différents moments de la journée dans le célèbre bassin. Une manière pour l’artiste de révéler un jardin invisible, sous l’eau. C’est après un séjour de trois mois à la Fondation Monet de Giverny en 2010 que Mark Fox a eu cette idée. Son travail rend hommage à la méthode du peintre qui consistait à étudier l’effet des variations temporaires de lumière sur un sujet unique. Un débat en présence de l’artiste aura lieu le 7 juillet.
M83 sur la scène d'Austin City Limits en octobre
En tournée mondiale cette année, le célèbre groupe français de musique électronique M83 fera un crochet par Austin à la rentrée, à l’occasion de l’Austin City Limits Music Festival. Organisé cette année sur deux week-ends consécutifs, du vendredi 30 septembre au dimanche 2 octobre, et du vendredi 7 octobre au dimanche 9, le festival présentera plus de 130 groupes et musiciens répartis sur huit scènes. Parmi eux, Kendrick Lamar, Radiohead, Major Lazer ou encore Flume. Une programmation exceptionnelle.
L’ACL Music Festival, dont les concerts se dérouleront tous les jours de 11am à 10pm, est organisé au Zilker Park d’Austin. Chaque groupe assurant deux dates, M83 sera sur scène les vendredi 30 septembre et 7 octobre. Des tickets d’entrée à la journée sont encore en vente sur le site de l’événement pour ces deux dates, ainsi que pour le dimanche 2 octobre et le dimanche 9. Les pass 3 jours ne sont en revanche plus disponibles, à moins de souscrire à un pack VIP.
L'ICP inaugure ses nouveaux locaux avec une expo sur la vie privée
Ne le cherchez plus à Midtown. L’International Center of Photography (ICP) a ouvert ses portes au 250 Bowery, en face du New Museum. Avec plus de 700 expositions depuis sa fondation par le photo-journaliste Cornell Capa en 1974 , il s’est imposé comme l’une des principales institutions mondiales en matière de photographie et d’art visuel.
L’exposition inaugurale du nouvel espace, « Public, Private, Secret », qui a démarré le 23 juin, est axée sur le concept de vie privée dans la culture de l’image d’aujourd’hui. Comment l’image que l’on a de soi peut-elle être liée à notre visibilité publique ? Les oeuvres de Zach Blas, Cindy Sherman ou Andy Warhol, entre autres, tentent de répondre à cette interrogation.
Une multitude d’images et de vidéos diffusées en temps réel et tirées des réseaux sociaux sont exposées aussi. Le but ? Pousser le visiteur à s’interroger sur une société de plus en plus centrée sur l’image. L’exposition est à l’image de cet ICP 2.0, qui a pour ambition de refléter les mutations de la photographie, à l’heure où la discipline n’est plus synonyme de photos qu’on imprime et encadre.
Prenez vos places pour entendre Yael Naïm à San Francisco
C’est le moment de chauffer votre voix. Yael Naïm sera le 12 septembre au Great American Music Hall de San Francisco. Les tickets viennent d’être mis en vente.
Connue pour son titre « New Soul » ou « Too Long », la chanteuse n’avait pas mis les pieds à San Francisco depuis longtemps. Formée à la musique classique (dix ans de piano au conservatoire), la Franco-israélienne lance son groupe The Anti Collision lors de son service militaire et se produit dans des bars en Israël. Elle chante aussi bien en français, en anglais et en hébreu. En 2000, elle est repérée par le label EMI lors d’un concert caritatif en France.
Dans la foulée, elle enregistre son premier album « In a Man’s Womb », suivi de « Yael Naïm en 2007 et de « Older » en 2016. Elle a gagné trois « Victoires de la musique », d’abord en 2008 dans la catégorie « musique du monde », puis en 2011 et 2016 pour « artiste féminine de l’année ».
Dans "Les Innocentes", Anne Fontaine sort de l'oubli un viol de 1945
Recherche de la foi et quête d’espérance au coeur d’un monastère polonais. « Les Innocentes », film d’Anne Fontaine, sort aux Etats-Unis (à commencer par New York et Los Angeles le 1er juillet). Ce drame historique franco-polonais, co-écrit avec le scénariste français Pascal Bonitzer, est tiré d’une histoire vraie, celle du viol collectif de vingt-cinq religieuses par des soldats russes en 1945.
A l’époque, la Pologne se remet progressivement des blessures encore vives de la guerre. Mathilde Beaulieu, fille de communistes et docteure française en mission pour la Croix-Rouge, porte secours aux Français touchés par le drame. Une jeune religieuse polonaise partie chercher de l’aide fait appel à la jeune femme. Dans un couvent excentré, elle constate avec stupeur et désarroi l’atrocité du crime de l’Armée Rouge. Sept religieuses sont enceintes, certaines sur le point d’accoucher. Après l’acte barbare, est-il encore possible pour elles de croire ?
« Ma rencontre avec Philippe Maynial, neveu de la résistante Madeleine Pauliac (dont est inspiré le personnage de Mathilde Beaulieu), m’a poussé à réaliser ce film. J’ai été frappée par se qu’il s’est passé dans ce couvent et par ses soeurs. Je me suis naturellement laissée porter par le sujet », explique la réalisatrice.
Son inspiration, elle l’a en partie puisée dans le journal de bord que tenait la femme-médecin, mais également dans deux retraites dans des couvents de Bénédictines. « C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que la foi était un sentiment fragile et peu stable. Cela m’a beaucoup aidé à anticiper et comprendre la situation ».
Les thématiques abordées dans « Les Innocentes » sont difficiles et complexes. Lou de Laâge joue avec brio le rôle de Mathilde Beaulieu. « Je l’ai remarquée dans le film Respire de Mélanie Laurent. Elle a beaucoup de charisme, de la constance et du mystère dans son regard, confie la réalisatrice. Les actrices polonaises ont quant à elles livré une prestation exceptionnelle et ont su transmettre de grandes émotions. Ce sont des actrices brillantes, même s’il a fallu que je m’acclimate à la langue. Le film étant à 30% en polonais ».
Entre l’amitié qui lie la nonne Maria – interprétée par l’actrice polonaise Agata Buzek – et Mathilde Beaulieu, Anne Fontaine apporte une touche de fantaisie dans son scénario avec le personnage de Samuel, incarné par Vincent Macaigne. Ce médecin juif, supérieur de Mathilde Beaulieu, s’adonne à un jeu de séduction. Ils sont à la fois amants, complices et collègues. « Je voulais intégrer une part d’humour à ce film. Vincent Macaigne est un acteur familier. Il joue un personnage plein d’auto-dérision, non-conventionnel et sympathique. Il s’agit d’un duo complémentaire très intéressant pour lui comme pour elle ».
Anne Fontaine est une réalisatrice éclectique, jonglant sur plusieurs registres: la comédie « Mon pire cauchemar », le biopic « Coco avant Chanel » ou encore le drame « Comment j’ai tué mon père ». Elle prépare en ce moment un film sur l’histoire d’un jeune garçon qui souffre de harcèlement scolaire, tiré du roman français autobiographique En finir avec Eddy Bellegueule. « Je choisis les sujets d’une façon très intuitive et inconsciente. J’aime être déroutée et l’envie de découvrir de nouvelles thématiques me stimule. Mon prochain film portera sur l’ambiguïté sexuelle ».
Où fêter le 14 Juillet à Brooklyn ?
On respire. Les Français de Brooklyn n’ont pas besoin de se rendre à la grande foire de rue du FIAF à Manhattan pour fêter le 14 Juillet.
Comme chaque année, le « Little Paris » de Brooklyn – comprenez Carroll Gardens – les attend. Le dimanche 10 juillet, le restaurant Bar Tabac organise son traditionnel tournoi de pétanque sur le bitume de Smith Street, le « restaurant row » du quartier. Il vous en coûtera 45 dollars pour inscrire votre équipe (trois personnes) et montrer vos talents de pétanquiste à la horde de Français et de francophiles présents. Le tournoi commence à 11:30am. On vous prévient: le niveau est relevé. Musique live, stands de nourriture, Ricard en pagaille et tombola sont aussi au programme. Pour plus d’informations, contacter Bar Tabac (128 Smith St – 718 923-0918).
Provence en boîte, autre restaurant du quartier, organise aussi un tournoi de pétanque et installera quelques tables sur Degraw Street pour vous permettre de déboucher une bonne bouteille de rosé après (ou avant) l’effort. L’inscription au tournoi doit se faire en personne au restaurant (263 Smith Street – 718 797 0707) avant le tournoi.
A La Défense, tablée française de Downtown, on n’attend pas dimanche pour festoyer. Un tournoi de pétanque est organisé le samedi 9 juillet à partir de 10:30am devant le restaurant. Les équipes (trois personnes) sont invitées à s’inscrire sur place avant le tournoi, pour 45 dollars. Deux DJs assureront l’ambiance pendant la journée. Le restaurant prévoit aussi un bar extérieur et un bar à huîtres pour gâter les convives.
A Lady Moo-Moo, les glaces Mont Blanc règnent à nouveau sur Brooklyn
Le Français Benoît Gerin en a déjà fait fondre plus d’un avec son irrésistible crème glacée Mont Blanc. Aujourd’hui, les amoureux des sorbets et des glaces de sa marque peuvent se réjouir: Lady Moo-Moo, l’enseigne de Bed-Stuy spécialisée dans ces délicieux desserts, a rouvert fin mai avec un nouveau gérant américain, Steve Lipschutz.
Tout commence en 1999, quand Benoît Gerin fonde la marque de desserts. « Je suis parti de Paris pour m’installer à St Barth où je faisais des glaces et des sorbets. J’ai décidé de tenter ma chance à New York et d’y développer mon business », raconte-t-il. Tel un chimiste en herbe, il monte son premier atelier dans le sous-sol d’un restaurant. « J’ai acheté une petite machine à glace et j’ai commencé à les livrer en bus ».
Avec le succès de sa petite affaire, le Français commence à approvisionner restaurants et chaînes d’hôtels dont Le Sofitel et Le Plaza. En 2013, voulant faire découvrir ses glaces à un public plus large, il fonde Lady Moo-Moo avec sa femme. Mais faute de clients, le couple met la clef sous la porte un an après l’ouverture.
La rencontre avec Steve Lipschutz va tout changer. Arrivé à New York en 2006, il travaille chez Wafels & Dinges, opérateur d’un food truck de gaufres et d’autres délices belges. « J’ai décroché mon premier emploi chez Wafels & Dinges, j’y suis resté sept ans et j’en suis sorti directeur général », se souvient-il. Le truck qui proposait aussi les desserts glacés Mont Blanc a fini par rapprocher les deux hommes, qui se lient d’amitié et finissent par s’associer.
« Benoît a fait appel à mes services pour co-diriger avec lui sa marque de glace. Je passais aussi souvent devant Lady Moo-Moo et me disais qu’il était dommage de ne plus exploiter ce commerce ». Steve Lipschutz reprend l’affaire et jongle aujourd’hui entre ses deux emplois. « Je travaille pour Mont Blanc du lundi au vendredi et je consacre mes week-ends à Lady Moo-Moo ».
La petite enseigne de Bed-Stuy offre des produits simples et de qualité. « Nous voulons capitaliser sur la qualité des produits Mont Blanc, la plupart des gens qui ont goûté nos produits dans des restaurants ne connaissent pas leur provenance. Nous ne proposons que des glaces et des sorbets, même pas de topping car nous jugeons que nos produits suffisent à eux-mêmes », explique le nouveau gérant. L’enseigne propose onze parfums au total.
Lady Moo-Moo fait aussi pousser des légumes sur son rooftop pour la confection de ses produits. Le petit jardin abrite tomates, basilic – d’où la Tomato Sorbet – et même une ruche pour la glace « Rooftop Honey » . « Nos produits sont majoritairement importés de France. Mais pour le reste, c’est du local. Tout ce que nous pouvons faire pousser sur notre toit, nous le faisons. Tout est naturel » .
Lady Moo-Moo est ouverte les vendredis, samedis et dimanches. « Nous envisageons également d’ouvrir les jeudis à partir de fin juin ». Et s’il y a trop d’attente, vous pourrez vous distraire avec la machine à chewing-gums géante installée devant l’enseigne. À la clef : une glace offerte si vous tombez sur un bonbon doré. « Dans tous les cas, vous repartirez avec un très bon chewing-gum et une excellente glace ».
A Los Angeles, un musée des coeurs brisés et des amants éconduits
Sortez les mouchoirs : un musée dédié aux « broken relationships » a ouvert ses portes début juin à côté du Walk of fame, à Hollywood. On pourrait croire que c’est le premier, mais non : un autre musée consacré aux ruptures amoureuses existe à Zagreb, en Croatie, depuis 2010.
Dans cet espace sobre et lumineux, les stars hollywoodiennes sont absentes. Le musée n’expose que les histoires intimes d’anonymes prêts à partager cette expérience universelle : le chagrin d’amour.
Le principe est simple : un objet et un texte. « Tout le monde a conservé quelque chose, ou connait quelqu’un qui a conservé quelque chose après une rupture », explique Amanda Vandenberg, co-directrice du Museum of broken relationships de Los Angeles.

Le bouche à oreille a suffi pour que 350 objets accompagnés d’une lettre arrivent de partout aux Etats-Unis. Après un tri subjectif, 100 ont été retenus pour l’exposition : du briquet Zippo à l’ustensile de cuisine, en passant par une guitare, un appareil photo, des poèmes, des dessins ou un pot de concombres.
Les textes ont parfois des allures de romans, d’autres tranchent comme un coup de rasoir. « J’ai détesté cet état et l’état dans lequel tu m’as mis », dit un mot placé à côté d’une plaque d’immatriculation du Texas. « La bouteille était à boire pour le jour où nous allions quitter nos conjoints » raconte un autre, placé près d’une bouteille de vin non entamée.
« J’aime comment chaque objet simple cache une histoire, et chaque histoire est… wow ! », s’étonne Jacklyn, qui visite le musée des cœurs brisés à peine débarquée de Singapour. « Il y a cette robe chinoise, j’ai l’impression d’être en résonance avec ce qu’elle raconte », confie-telle. La robe est le vestige d’une passion adolescente entre une jeune fille de 14 ans et un garçon tourmenté qui finit par se suicider.

David, originaire de l’état de New York, est venu accompagné de sa petite amie. « C’est intéressant de regarder comment d’autres gens ont géré ce genre de crise, que tout le monde traverse, nous dit-il. Vous pouvez entrevoir les raisons qui ont fait que la relation a échoué. Et peut peut-être mieux traverser les crises que vous vivez vous-même. » Liz, son amie, avoue avoir réfléchi à l’objet qu’elle amènerait si elle se séparait de David – « mais c’est très difficile à imaginer quand on est très amoureux », glisse-t-elle.
Le musée est né grâce à John B. Quinn, un avocat de renom tombé en arrêt devant le musée de Zagreb et qui a décidé de créer le même dans sa ville, Los Angeles. Tout comme à Zagreb, le musée est doté d’un confessionnal caché au fond de la salle principale où vous êtes invité à vous livrer dans un cahier blanc.
En à peine trois semaines, le livre s’est déjà rempli d’écritures. Petit florilège non exhaustif de témoignages trouvés à l’intérieur du carnet : « On s’aimait, mais c’est tout ce qu’on avait en commun » ; « la chose la plus cruelle au monde est de désirer quelqu’un qui ne vous désire pas » ; « il ne se rappelait jamais mon anniversaire » ; « fuck you, fuck you, a million times fuck you ».