Un vendredi après-midi, à la veille d'un week-end de trois jours, le Stanford Robotics Center, loin d'être déserté, bourdonne. Dans une salle qui ressemble à l'intérieur d'une maison, des étudiants lancent un ballon de baudruche à un chien-robot qui le repousse de la tête; dans une autre, on calibre un bras programmé pour jouer du violon, tandis que dans une récréation de salle d'opération, on imagine faire une échographie ou des points de suture sur des patients situés à des milliers de kilomètres. Oussama Khatib prodigue ses conseils, modifie l'angle d'un bras articulé et s'émerveille des de...