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Quand la porte d’entrée devient un studio: le projet Covid-19 de la photographe Maud Daujean

“Etre enfermé ça peut aussi conduire à de beaux moments, en famille, de profiter les uns des autres”. Photographe installée à Los Altos, dans la Silicon Valley, Maud Daujean photographie depuis plusieurs semaines une famille par jour et publie ensuite le résultat sur Facebook et Instagram, accompagné d’une phrase choisie par la famille.

Credit: Maud Daujean

Le but de ce projet est de ” documenter la vie ordinaire des familles dans un contexte inédit et historique” raconte la photographe. Evidemment, il n’est pas question d’entrer dans les maisons, ni de s’approcher des sujets. “Je reste à 10 feet minimum pour être certaine qu’il n’y a pas de risque”. Chaque famille, contactée auparavant par social media est donc sur le perron de sa maison et choisit comment elle souhaite poser.

Credit: Maud Daujean

Le projet a commencé entre voisins, mais en voyant que le concept plaisait, Maud Daujean a décidé de “faire l’expérience avec d’autres familles. Elles peuvent exprimer ce qu’elles veulent à travers la photo, cela fait faire une activité ludique et les familles pourront garder une trace de cette période.

Credit: Maud Daujean

Maud Daujean a déjà photographié une trentaine de familles, mais elle ne compte pas s’arrêter là et cherche d’autres volontaires.

Credit: Maud Daujean

Les photos sont gratuites et si vous voulez quand même récompenser son travail, tout l’argent sera reversé à une oeuvre caritative. Vous pouvez la contacter sur sa page Facebook ou via son site. 

“Je voulais être utile”: Matthieu Jabaudon, un médecin français contre le Covid-19 à New York

Matthieu Jabaudon passait une année de mobilité “heureuse” en famille à faire de la recherche à l’université Vanderbilt de Nashville quand le Covid-19 a frappé. Cet anesthésiste-réanimateur, qui exerce au CHU de Clermont-Ferrand, décide alors de revoir ses plans. En mars, il répond à un appel à volontaires lancé aux soignants dans tout le pays pour prêter main forte à leurs collègues new-yorkais, dépassés par l’afflux de malades. Quelques jours plus tard, il se retrouve à l’hôpital New York-Presbyterian de l’est de Queens. “Je suis arrivé le vendredi 28 mars à New York. J’ai commencé le mardi d’après. D’habitude, le temps d’attente pour obtenir les autorisations d’exercer est plus long pour les médecins étrangers“, dit-il.

À 41 ans, dont douze dans la “réa”, il fait partie des Français montés au charbon pour soigner les malades du Covid-19, qui a fait plus de 11 000 morts dans la ville de New York (chiffre qui prend en compte les décès présumés du virus). Quand la pandémie a commencé à s’abattre sur l’Europe, il a renvoyé en France ses parents qui étaient de passage aux Etats-Unis et s’est demandé s’il allait, lui aussi, rentrer avec son épouse et ses enfants pour aider ses collègues à Clermont-Ferrand. Mais, titulaire d’un visa J-1, il n’était pas sûr de pouvoir revenir aux Etats-Unis avec la fermeture partielle des frontières décidée par Donald Trump. “En plus, on n’avait pas de logement en France, observe-t-il. Je voulais me rendre utile ici, contribuer à l’effort collectif. Ça m’anime“.

Venu dans la Grosse Pomme une première fois pour passer un Noël en famille, il s’est retrouvé très loin d’une ambiance de carte postale pour ce second séjour. Il loge dans un hôtel de Flushing réservé aux soignants, y compris les new-yorkais qui ne veulent pas rentrer chez eux pour éviter de contaminer leurs proches. Le Queens est, de surcroit, l’un des “boroughs” qui recense le plus de malades et de morts rapportés à la population, selon le Département de Santé de la Ville. Une situation qui s’explique par la présence d’un grand nombre de travailleurs immigrés pauvres et non-assurés, exerçant parfois des “activités essentielles” (livraison, transports…) qui augmente leur risque d’exposition au virus.

Après une journée d’observation “assez intense“, Matthieu Jabaudon est mis en charge d’une unité de réanimation. Même si son hôpital n’est pas en situation de “surcharge” et qu’il ne manque pas de matériel comme celui d’Elmhurst, qui a fait les gros titres fin mars après la diffusion d’une vidéo montrant un personnel soignant débordé, le Français n’a pas le temps de se tourner les pouces. “On voit des familles entières infectées, sans doute en raison de la densité de la population, observe-t-il. La ré-animation peut être quelque chose d’assez inégal en terme de charge de travail. Ici, elle est constante et importante. Des personnes qui, d’habitude, ne prennent pas en charge des patients se retrouvent à le faire. Des infirmières à la retraite sont revenues. Cela peut créer des défis, mais chacun donne le meilleur de soi-même. C’est super de voir la solidarité entre les personnels”, explique-t-il. 

Parmi les défis rencontrés, il évoque le manque de certains médicaments, de personnel (ce qui limite l’ouverture de lits), ou encore la qualité du matériel, en particulier des respirateurs artificiels. “Tout le monde n’est pas ventilé avec des machines modernes. Il y a des respirateurs plus archaïques, basiques, avec des réglages obscurs. Ça ajoute à la difficulté“.

Son expérience ne durera que quinze jours, à la suite desquels il retournera à Nashville retrouver sa famille et se mettre en quarantaine. “Je ne fais que passer à New York. C’est plus simple pour moi que pour ceux qui restent, dit-il. Ils ont une vraie force mentale“. Et le goût des petites attentions: malgré le stress, ses collègues ont pris le temps de fêter son anniversaire en achetant quelques pâtisseries provenant d’une boulangerie française. “Mes collègues en France, en Italie ou ailleurs vivent des situations dramatiques. Pour moi, c’était une nécessité de chercher à aider. C’est l’opportunité d’exercer mon métier dans un contexte qui le nécessite“, poursuit-il.

À 7pm, quand les New-Yorkais applaudissent le personnel soignant de leurs balcons ou fenêtres, Matthieu Jabaudon a presque terminé sa journée (il démarre à 7am et termine à 8pm). Qu’est-ce que cela lui fait d’être vu comme un “héros”? “Au début, je me disais que les applaudissements n’étaient pas nécessaires. C’est sympa mais on ne fait que notre travail, répond-t-il. Mais quand on voit ça après une grosse journée, ça remonte le moral“.

En profiter pour se mettre enfin à ce hobby rêvé? Eux l’ont fait!

Il y a ceux qui se morfondent. Et il y a ceux qui ont mis à profit ces semaines de confinement pour découvrir -ou redécouvrir- un passe-temps

Audrey Dupre avec sa toile
Audrey Dupre avec sa toile

Audrey Dupre est une Française restée bloquée à New York. Depuis le début du confinement, elle profite de son temps libre pour peindre. « Je suis allée m’acheter du matériel et j’ai décidé de développer ma créativité. » Si la situation a eu raison de son travail dans l’évènementiel, Audrey préfère « développer d’autres projets plutôt que de me focaliser sur ce qu’on ne peut pas faire. Je sais que je n’aurais sûrement jamais acheté de toiles et de pinceaux s’il n’y avait pas eu le confinement. »

C’est aussi vers la peinture que Baptiste Dubois s’est tourné. A San Francisco, il a donc décidé de commencer  une nouvelle activité « après avoir vu une vidéo Youtube. Je me suis mis au stencil painting il y a trois semaines. » Depuis, plus rien ne l’arrête, il affirme avoir fini « à peu près 15 peintures depuis le début. Je fais ça essentiellement le soir et les week-ends. »

Baptiste Dubois avec ses peintures
Baptiste Dubois avec ses peintures

Alexandre Hannequin est lui passionné de musique. Il a déjà produit plusieurs albums et quelques clips. Mais faute de pouvoir vivre de sa passion, il travaille d’ordinaire aux côtés de personnes âgées. Depuis qu’il a dû arrêter son activité à cause du virus, il « passe toutes mes soirées à faire de la musique. J’ai acheté tout ce qu’il fallait pour avoir un studio chez moi. Je veux profiter du confinement pour prendre le temps de faire de la musique et m’améliorer ». Le jeune homme de 24 ans réfléchit même à se lancer entièrement dans la musique à la fin du confinement.

La pause forcée que constitue le confinement devient pour les plus chanceux un moment utile, constate le psychiatre Yves Kossovsky. “On a plus de temps pour réfléchir et se préparer au futur. C’est sans doute le seul moment de notre vie où on est à l’arrêt pendant plusieurs semaines. C’est le bon moment pour faire un point sur sa vie. » Et l’art, ajoute le psychiatre, “est un excellent moyen de voyager sans bouger de chez soi”.

Une des motos d'Antoine Letogne
Une des motos d’Antoine Letogne

Antoine Letogne aussi essaye de s’évader. Le jeune français est bloqué aux États-Unis à Jersey City. Si d’habitude, Antoine « travaille 14 heures par jour dans un Michelin étoilé », il a pu recommencer les constructions de maquettes de motos. “Je faisais déjà ça avant mais je n’avais pas assez le temps. C’est long et cela demande de la patience”. C’est la cadeau inattendu du COVID-19: du temps nous en avons désormais.

La Convivialité, un spectacle qui se rit de l’orthographe, pour une représentation en ligne au FIAF

Arnaud Hoedt rêve depuis longtemps de découvrir New York. Par un drôle de tour du sort, c’est le coronavirus qui va lui permettre, avec son compère Jérôme Piron, de se produire pour un public new-yorkais, mais sans mettre les pieds dans la grosse pomme. Les deux comédiens joueront leur spectacle “La Convivialité” pour le FIAF, mais pour une représentation en ligne, le 22 avril à 5pm.

L’idée est de Courtney Geraghty, la directrice artistique du FIAF, pour tenter de faire survivre une saison culturelle au milieu de la crise du coronavirus. Elle a donc invité pour un “zoom-show” ce duo de Belges qui font rire avec le plus inattendu des sujets: l’orthographe. Anciens professeurs de français, ils ont imaginé ce spectacle que la langue française est sans doute la seule au monde à pouvoir produire. Et ça marche: depuis deux ans, ils circulent à travers toute la France -et ailleurs en francophonie- pour faire rire de la dévotion incongrue de notre culture pour la l’orthographe. Ils sont aussi devenus chroniqueurs sur France Inter.

Tout a commencé, raconte Arnaud Hoedt, “lorsque nous étions profs et que nous voulions transmettre ce que nos études de linguistiques nous avaient apprises -que la complexité de l’orthographe française n’a rien à voir avec le respect de la langue. Nous nous sommes rendus compte que c’était impossible, qu’il y avait un attachement fou à ces règles tout simplement parce que les gens confondent la langue et l’orthographe”. Chemin faisant, Hoedt et Piron sont devenus les porte-étendards de la simplification de l’orthographe, mais ils sont surtout des comédiens qui amusent avec talent de l’absurdité des dogmes orthographiques. On apprend, au passage, que Molière écrivait “misantrope” sans “h”, que les règles byzantines de l’accord du participe passé employé avec l’auxiliaire avoir avaient du sens quand les moines copistes étaient les seuls à écrire et que la sacro-sainte étymologie n’est souvent qu’un prétexte pour créer un fossé entre les élites et le peuple. Mais surtout ils font rire, aussi bien les nostalgiques de la dictée que les traumatisés du c cédille.

L’école à la maison: retrouvez le premier épisode de La Bande FM

La Bande FM, c’est la nouvelle émission de témoignages et d’échanges de French Morning chaque jeudi à 12:30pm EST (9:30 PST).

Pour le premier épisode, nous parlons école à la maison. Comment gérer l’emploi du temps, l’anxiété des petits, la démotivation des plus grands; comment aider sans devenir prof à la place du prof: responsables d’écoles, enseignants et parents ont donné leurs conseils, leurs témoignages. Avec notamment: Anne-Sophie Gueguen, directrice de la French American académie à Jersey City; Virgil de Voldère, fondateur de la petite école à Manhattan; Nicolas L’Hotellier, proviseur adjoint du lycée français de New York et Emilie Nolf, coordinatrice pédagogique de la Fédération FLAM USA.

Retrouvez l’intégrale ici:

Egalement disponible en podcast:

Listen to “L’école à la maison, bonheur ou cauchemar?” on Spreaker.

L’Equalithon, une réponse tech aux maux du COVID-19

Les geeks se mobilisent pour répondre aux défis de la crise. C’était l’objectif du l’Equalithon COVID-19 qui a réuni -en ligne forcément- une centaine de codeurs et autres développeurs pour imaginer des solutions à la multitude de problèmes créés par la pandémie.

“Notre mission, notre vision d’entreprise est d’être une plateforme qui permette d’améliorer l’inclusion et la diversité dans les entreprises” explique Hugues Seureau, directeur général et co-fondateur d’Essteem, organisation implantée à Brooklyn, organisateur de l’évènement en partenariat avec Woman Who Code, une organisation internationale qui promeut le rôle de la femme dans le domaine de la technologie.  

Le premier projet récompensé s’intéresse à la santé mentale du personnel soignant, le deuxième répond à la demande d’accompagnement des personnes âgées, et enfin le troisième à la désinformation médicale. Pour cause de crise économique, l’évènement a souffert du manque de sponsors, mais, souligne Hugues Seureau, “les développeurs et ingénieurs continuent de travailler ensemble afin d’avoir un réel impact et de développer quelque chose de durable. Cela montre bien l’implication de la communauté qui cherche à s’entraider”.

Trois projets pour répondre au COVID-19

Le premier projet consiste à soutenir le personnel soignant, fortement exposé au virus. Pour cela, l’application développée consiste à envoyer des “pensées” aux gens de manière très simple : via Instagram ou Facebook, en un clic il est possible d’envoyer des papillons en guise de bienveillance et de soutien aux médecins, aux infirmières … Un compteur cumulera tous les papillons envoyés afin de montrer l’impact et la puissance de ce soutien partagé. “Je trouve l’idée simple et intelligente. Ce projet a été pensé par une équipe mixte, et je ne pense pas qu’une équipe uniquement composée d’hommes aurait pu avoir ce genre d’initiative, dit en souriant Hugues Seureau. C’est là que la diversité est intéressante”.

Mettre en relation volontaires et personnes âgées dans le besoin, c’est l’idée proposée par la deuxième application. Des volontaires pourront proposer leur aide pour, par exemple, faire les courses, expliquer comment utiliser Skype, apporter des équipements de protection ou bien simplement être une présence, très apaisante en cette période d’isolement.

Une troisième équipe s’est créée plus récemment et continue actuellement de développer son projet. Avec la collaboration de Première Urgence Internationale, l’équipe propose une application sur la désinformation médicale. “Dans le contexte d’Ebola, Première Urgence Internationale a remarqué, en Afrique, une forte prolifération de “fake news”, qui sont à l’origine de messages contre-productifs pour la gestion de la crise” explique Hugues Seureau. L’idée est donc de créer une application, à destination des volontaires présents sur place, qui permette de filtrer les informations, de les vérifier et de les relayer au public. Ce projet pourrait donc marcher pour le virus Ebola, mais l’objectif est qu’il s’étende et s’adapte au COVID-19, en Afrique et partout ailleurs. La finalité de cette application est de limiter la propagation de l’épidémie actuelle mais surtout celles à venir. Hugues Seureau poursuit : “C’est un réel besoin médical sollicitant des réclamations technologiques. Il nous faut encore quelques semaines pour que tout soit prêt”.

Jusqu’au 4 mai, des “hacknights” sont organisées à distance afin de permettre à qui le souhaite de venir en aide dans la finalisation des projets. Durant ces nuits, les participants pourront coder avec des développeurs expérimentés et ainsi avoir un impact sur la réalisation des projets. Pour plus d’information, rendez-vous ici.

 

Prévention, détection du Covid-19 et questions d’assurance santé : retrouvez l’intégralité de notre webinaire

Mercredi 15 avril, nous invitions 2 médecins et 2 experts de l’assurance santé pour expatrié à prendre la parole sur la situation actuelle et à répondre à vos questions en direct.

Retrouvez l’intégralité du webinaire ci-dessous.

Retrouvez les slides du webinaire ici.

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Pour plus d’informations sur la partie assurance santé, contactez AgoraExpat :
contact@agoraexpat.com
Ph. +33 (0)9 77 21 99 60
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Ecole à la maison: bonheur ou cauchemar? Partagez votre expérience

On a décidé de l’appeler La Bande FM. C’est le nom de la nouvelle émission lancée ce jeudi en direct sur Zoom et French Morning. La Bande FM, c’est la bande de French Morning, c’est-à-dire vous et nous, cette communauté de Francophones partout aux Etats-Unis.

L’objet de l’émission est donc de vous donner la parole, d’entendre vos témoignages, mais aussi vos questions et échanges avec les invités et experts. Pour cette première émission, nous avons choisi de traiter d’un sujet qui concerne beaucoup d’entre vous en ce moment: l’école à la maison. Tout à coup, des millions de parents sont devenus profs. Certains adorent, d’autres beaucoup moins. C’est une expérience à l’échelle planétaire qui bouleverse à la fois la pédagogie, la vie familiale, et évidemment les journées de nos enfants.

Pour en parler, nous avons invité plusieurs enseignants et responsables d’établissements -qui sont aussi parents- qui viendront partager leur expérience: Anne-Sophie Gueguen, directrice de la French American académie à Jersey City; Virgil de Voldère, fondateur de la petite école à Manhattan; Nicolas L’Hotellier, proviseur adjoint du lycée français de New York et Emilie Nolf, coordinatrice pédagogique de la Fédération FLAM USA.

Mais nous comptons aussi sur votre participation, vos témoignages, vos questions. Envoyez-les un email ici pour prendre la parole. Et rejoignez-nous ce jeudi 16 avril à 12h30pm EST (9:30am PST). Pour rejoindre le Zoom, inscrivez-vous ici.

Crise financière : pourquoi investir dans l’or ?

(Article partenaire) Depuis le début de la crise financière causée par le l’épidémie de Covid-19, et alors que les cours de différents titres chutent au rythme des fermetures d’usines à travers le monde, une valeur attire tous les regards…

La plateforme d’investissement OR.FR nous explique pourquoi crise financière rime souvent avec ruée vers l’or.

Pourquoi investir dans l’or ?

Le choix de l’investissement dans l’or se fait pour deux raisons principales :

Dans un premier temps, il s’agit de maintenir le pouvoir d’achat de son épargne.

En effet, l’or est un métal monétaire qui a prouvé depuis plusieurs millénaires sa capacité à constituer une réserve de valeur. Le pouvoir d’achat de l’or est stable sur le long terme contrairement à celui des monnaies fiducières (euros, dollars). L’or ne peut pas être imprimé, sa performance reflète en réalité la baisse du pouvoir d’achat des monnaies. 

Placer son épargne dans l’or physique permet de se protéger contre la dévaluation monétaire. On le voit très clairement en ce moment, il n’y a pas de limite à ce que les banques centrales peuvent imprimer. Tant qu’elles continueront sur cette voie, le cours de l’or augmentera pour refléter la destruction du pouvoir d’achat des monnaies. L’inflation doit être comprise comme une perte de pouvoir d’achat des monnaies. Les prix augmentent car la valeur de la monnaie diminue.

L’autre raison peut être tout simplement la protection son épargne.

En période de crise financière la priorité n’est pas le retour sur investissement mais le retour de son investissement. Autrement dit, il est important de s’assurer que son épargne ne disparaîtra pas lors d’une chute des marchés, d’une faillite bancaire ou d’une dévaluation monétaire.

Posséder de l’or physique hors du système bancaire joue parfaitement ce rôle puisqu’il n’y a plus d’exposition aux risques de faillites bancaire, de dévaluation monétaire ou de chute sur les marchés financiers.

L’or est une assurance contre la défaillance du système financier et bancaire. Tout comme il est important de posséder une assurance immobilière, il faut posséder une assurance contre les risques financiers, bancaires et monétaires. 

Comment investir dans l’or ?

Il existe pour simplifier 2 catégories de produits sur l’or : les produits financiers de type or “papier” (type ETF, produits bancaires) qui ne permettent pas de s’assurer de l’existence réelle de l’or physique. Et l’or physique, ou l’on peut s’assurer personnellement que l’or existe réellement.

Dans le contexte actuel il est important de s’assurer que l’on possède réellement de l’or physique et de pouvoir y avoir accès en personne. On ne s’assure pas contre les défaillances du système financier en possédant un produit financier issu de ce même système, car une défaillance du système peut entraîner la disparition de tout ou partie de son épargne.

Dans la catégorie or physique, il est possible de garder l’or chez soi ou de le stocker via une société spécialisée comme la nôtre qui s’adresse à une clientèle ne souhaitant pas garder des quantités importantes d’or à leur domicile, tout en bénéficiant d’une assurance de leur or.

Il est possible de stocker l’or chez soi ou via une société spécialisée comme OR.FR.

Quelle est la spécificité du service de OR.FR ?

OR.FR propose une solution permettant à ses clients de détenir et stocker de l’or physique en nom propre, hors du système bancaire. Depuis 2011, nous avons mis en place via notre plateforme en ligne un moyen sûr et efficace de protéger son épargne en cas de crise. 

Les spécificités de notre service sont les suivantes :

– Nos clients possèdent réellement de l’or physique qu’ils stockent en nom propre hors du système bancaire.

– Nous proposons 4 lieux de stockage dans le monde : Singapour, Zurich, New York et Toronto.

– L’or physique de nos clients est assuré.

– Il n’y a pas d’intermédiaire entre nos clients et leur or physique, le stockage est réalisé en nom propre. Un contrat est signé entre nos clients et l’entreprise suisse indépendante qui gère le stockage sécurisé.

– OR.FR n’édite pas les certificats de propriétés/stockage. C’est une entreprise indépendante soumise à la loi logistique suisse qui les édite.

– Nos clients peuvent aller vérifier personnellement l’existence de leur or physique et le retirer à tout moment.

– Nous proposons également un service de livraison via retrait dans un des nombreux entrepôts sécurisés gérés par Brinks en France.

Qui peut investir dans l’or ? 

Aujourd’hui, tout le monde peut investir dans l’or, mais dans une logique de protection d’épargne il est important de détenir de l’or physique sous la forme de lingots (ou de pièces). Les produits financiers proposés par les banques et courtiers traditionnels ne permettent pas de s’assurer que l’on possède réellement de l’or physique.

Est-ce le moment d’investir dans l’or ?

Dans une logique de protection, il est important de souscrire à une assurance avant que sa maison ne soit en feu. Le même principe s’applique lorsque l’on veut s’assurer contre les risques financiers et bancaires. Donc il n’y pas de “moment idéal” pour investir dans l’or, l’important est de posséder cette assurance.

Néanmoins, l’or reflète la destruction du pouvoir d’achat des monnaies, et comme on le voit depuis le mois de mars, toutes les banques centrales de la planète ont décidé d’imprimer des quantités colossales de monnaie. Ce sont des politiques inflationnistes, voire hyperinflationnistes, qui font peser des risques sur la valeur de la monnaie.

Tant que ces politiques seront en place, le cours de l’or augmentera. Mais rappelez vous que le cours de l’or n’augmente pas réellement, c’est le pouvoir d’achat de la monnaie qui baisse. Le pouvoir d’achat de l’or à long terme reste stable.

Plus d’informations sur OR.FR

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Note: les “articles partenaires” ne sont pas des articles de la rédaction de French Morning. Ils sont fournis par ou écrits sur commande d’un annonceur qui en détermine le contenu.

Ces Français de LA qui se mobilisent pour aider “les personnes au front” contre le Covid-19

Confiné, on peut prendre le temps de lire davantage, s’essayer à une passion, écouter les podcasts de French Morning, mais aussi aider les autres, à notre manière. Car cette crise sanitaire exacerbe aussi les preuves d’altruisme, l’envie de se rendre utile à son échelle. «Gigi» Harding, Nathalie Dahan et Bernard Khalili font partie des Français qui se mobilisent pour aider les personnes «en première ligne» du Covid-19, qu’ils soient caissiers, soignants, policiers, éboueurs ou sans-abris.

Une machine à coudre pour répondre à la pénurie de masques

Habituée à dénicher le parfait costume chez Western Costume Company à Los Angeles, «Gigi» Harding s’est confinée dans son loft à Downtown depuis le mardi 17 mars au soir, jour où son entreprise a fermé «temporairement» ses portes. Faute de pouvoir télé-travailler, elle a décidé de se consacrer à des projets «couture» personnels, de la restauration de santiags à la réparation d’une veste en cuir des années 70. Jusqu’à ce qu’elle trouve une mission qui lui tienne à cœur : face à la pénurie de matériel, elle confectionne des masques de protection anti-émissions en tissu – alternatives aux masques chirurgicaux utilisés par les soignants. «Le syndicat a passé un appel à volontaires, proposant des kits de fabrication (avec des coupons de tissu aux bonnes dimensions, des élastiques et du fil de fer)», explique la trentenaire franco-américaine. «Il faut juste avoir en sa possession une machine à coudre.» Comme nombre de professionnels du «costum design», elle répond positivement à cet appel, et confectionne une première série de 70 masques en deux-trois jours. «C’est satisfaisant d’avoir un métier, un savoir qui peut être utile. Et j’ai le temps et le matériel», assure celle qui a déjà rempilé pour une seconde fournée destinée aux agents municipaux et aux infirmières. «Les patrons étaient plus élaborés la seconde fois, le processus s’améliore», fait remarquer cette expatriée, installée en Californie depuis 10 ans. Avec du tissu personnel, elle réalise également des masques pour ses amis, ainsi que pour les travailleurs mobilisés auprès des sans-abris de Skid Row. «Ils sont moins efficaces que les N95, mais réutilisables plusieurs fois à condition de bien les laver à l’eau chaude.» Chaque «fournée» est déposée dans un point relais, qui se charge de les redistribuer. Sa seule sortie hors du loft depuis plus d’un mois.

Du poulet pour régaler les soignants et les pompiers
Poulet pané, en croquettes ou grillé… La rôtisserie française Coco Queen, ouverte depuis juin dernier à West Hollywood, fait tourner les fourneaux à plein régime deux jours par semaine. «J’ai décidé de nourrir les travailleurs en première ligne : les infirmiers, médecins, pompiers et policiers», décrit Nathalie Dahan, l’une des deux propriétaires. «Ce sont les premiers intervenants, ils mettent leurs vies en danger, certains ne peuvent pas rentrer chez eux ou voir leurs enfants… Il est important de s’occuper d’eux, de leur fournir un repas chaud», dit la restauratrice. Elle a été dans l’obligation de fermer son restaurant, la demande en livraison et «pick-up» n’étant pas suffisante. «Je voulais contribuer à l’effort, mais je ne savais pas comment. Une habitante du quartier m’a sollicitée et mise en contact avec les hôpitaux», raconte la Française. Vendredi 10 avril, elle a alors livré 80 repas pour les soignants de l’hôpital pour enfants. Lundi 13 avril, 80 autres ont réjoui pompiers et shérifs de West Hollywood et Beverly Hills. Des opérations réalisées sur fonds propres, et qui lui permettent de donner du travail à son staff (payé à la journée, et donc au chômage technique). «Si des gens veulent faire des dons, nous pourrions faire plus, livrer d’autres personnes.» De quoi donner de l’espoir alors que l’idée d’une reprise de l’activité reste incertaine.

Un appel au don pour se préparer à la vague

C’est en uniforme du LAPD (Los Angeles Police Department) que le chef d’entreprise Bernard Khalili opère. Officier bénévole (“un concept très américain”, avoue-t-il) auprès de la station de Hollywood depuis près de 17 ans, il est sur le pont tous les deux jours, occupé à faire de “l’éducation”. “On va informer les commerces, encore ouverts, s’ils ne sont pas essentiels comme les magasins de cigarettes électroniques ; mais aussi aviser les habitants que les parcs sont fermés. C’est du préventif, on ne met pas de contravention directement”, assure ce Français de 51 ans, expatrié aux Etats-Unis depuis près de 30 ans. Habituellement, il est affecté aux patrouilles pour la police secours, et sert de relais entre les cellules anti-terroriste française et américaine. Service pour lequel il a été décoré à plusieurs reprises – chevalier de l’ordre national du mérite et la médaille d’honneur de la police nationale à titre exceptionnel. Depuis le début de la crise, il est armé de masque et de gants pour assurer sa mission : “il nous arrive encore d’accompagner en ambulance des présumés criminels qui présentent des symptômes (deux fois la semaine passée)”, admet-il, reconnaissant que le nombre de crimes est en diminution. Bernard Khalili avoue avoir plus de temps pour ce bénévolat, étant donné que sa société d’immobilier est en pause. Pou autant, il a refusé de mettre au chômage ses 75 employés.
En parallèle, il récolte sur son temps libre des masques et autres matériels “en anticipation d’une possible pénurie” auprès d’entreprises qu’il connaît et de ses proches. “Même si la LAPD a assez de stocks, je préfère en mettre de côté, au cas où”, admet celui qui reste en contact étroit avec des médecins, pour répondre à leurs hypothétiques besoins (dons acceptés, contactez [email protected]). “Donner son sang, son temps, ses ressources : c’est la beauté de ce pays, et je contribue à mon humble échelle”, admet le quinquagénaire. “Etre en position d’aider les gens qui sont au pire de leur vie, c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de rejoindre la police après le 11-Septembre.” Pour aider, il recommande aussi aux citoyens de “rester chez eux, porter un masque “maison”, se laver les mains et respecter la distanciation sociale. Il vaut mieux faire partie de la solution, que du problème.”

De petits gestes quotidiens pour aider sa communauté
Livraison de courses et de médicaments, aide aux devoirs pour les enfants, promenade des animaux de compagnie, ou encore appels réconfortants : ce sont quelques-unes des annonces postées par les Français de Los Angeles sur la plateforme d’entraide, créée par l’Union des Français de l’Etranger. Majoritairement, ce sont de jeunes actifs et étudiants qui proposent bénévolement de rendre des services aux compatriotes qui vivent dans leurs quartiers. Outre la plateforme, pendant toute la durée du confinement, l’UFE de Los Angeles organise des ateliers yoga, cuisine, ainsi que des séances de coaching via Facebook.

Aides aux PME: les entrepreneurs français face aux débuts chaotiques du Paycheck Protection Program

Lorsqu’elle a fait sa demande de prêt “Paycheck Protection Program” (PPP), Carole Boutry a eu une mauvaise surprise: le formulaire en ligne de Bank of America mentionnait qu’une entreprise américaine dont le propriétaire est étranger n’aurait pas le droit au prêt. Or Bam France, l’entreprise d’étuis d’instruments de musique dont elle dirige la filiale américaine, a un propriétaire allemand. La dirigeante sait pourtant que les filiales de groupes étrangers ou possédée par des étrangers, ont bien droit à ces aides.

“Au début ils ne voulaient rien entendre, ils m’ont dit que c’était à moi de prouver que nous avions droit au prêt…” Après une multitude d’appels et de très longues attentes, un conseiller de la banque finit par dire à Carole Boutry qu’elle a effectivement raison. Mais mardi, 8 jours après son premier contact, le formulaire en ligne n’avait toujours pas été changé. “J’ai tout entendu, y compris d’aller voir dans une autre banque, mais BofA est notre seule banque, depuis 20 ans et la plupart des banques n’accordent ces prêts qu’à leurs clients existants”. Résultat, vendredi soir, elle a mis les 5 employés de l’entreprise en furlough (chômage partiel). “On reprendra tout le monde si on arrive à avoir le prêt” dit-elle.

Le plan d’aide aux PME voté début avril par le Congrès est non seulement gigantesque (plus de 350 milliards de dollars pour les seuls PPP destinés à conserver l’emploi), il était aussi très attendu par l’immense majorité des entreprises américaines. Pour accélérer les choses, le Congrès a choisi de passer par les banques en utilisant un système pré-existant de prêts même si la majorité sera transformée en subvention. Mais nombre de banques ont éprouvé des difficultés à mettre en oeuvre le programme. Sur une vingtaine d’entrepreneurs ou chefs d’entreprises français aux Etats-Unis contactés par French Morning, seuls 2 avaient reçus des fonds à l’heure de la publication de cet article.

“Crucial pour pouvoir garder les employés”

Franck Bondrille, patron de l’agence de voyage Contact USA, a déposé son dossier dès l’ouverture des guichets, via une plateforme spécialisée (Lendio). Il attend depuis une réponse et a dû, en attendant, licencier 15 de ses 20 salariés. “Toute l’activité s’est arrêtée presque du jour au lendemain; je devais recevoir 42 groupes à New York en avril et mai qui est une période très forte pour nous”, explique-t-il. Quand l’argent arrivera, il compte réembaucher tout le personnel licencié. “Ca nous permettra de préparer la reprise, on espère en septembre. L’automne est une forte saison, notamment avec le marathon de New York pour lequel nous accueillons normalement 5.000 personnes”.

Pourtant la SBA (Small Business Administration) donne des chiffres impressionnants: mardi 14 avril en milieu de journée, plus de 1,1 million de prêts avaient été approuvés, pour un total de 257 milliards de dollars. Mais seule une très faible partie a pour l’heure été réellement reçue par les entreprises bénéficiaires. Ariane Daguin,la fondatrice de Dartagnan, en fait partie. La “reine du foie gras” (qui vend aussi beaucoup d’autres volailles et viandes) a déposé son dossier auprès de la Chase dès le dimanche 5 avril. “Toute la journée on a appelé notre conseillère, on avait préparé tous les documents et dès que le formulaire en ligne était prêt, elle nous a prévenus. Ca a été fait en moins de deux heures ensuite”. Et vendredi, les 3,5 millions de dollars, représentant deux mois de masse salariale, sont arrivés sur le compte de l’entreprise. Il était temps: “75% de nos clients sont des restaurants, un chiffre d’affaire qui a disparu du jour au lendemain. Nous vendons beaucoup en ligne depuis, mais c’est très loin de compenser”. Grâce au prêt transformable en subvention, Dartagnan a pu garder ses 270 employés. “C’est crucial pour pouvoir redémarrer vite à la reprise, souligne Ariane Daguin. Grâce à cette subvention, je peux dormir plus tranquille jusqu’à fin juin. En espérant que d’ici là, les restaurants auront réouvert…”

“Faire le forcing”

Patron de la filiale “nord est” de Roche Bobois, Pierre Gérardo fait lui aussi partie des rares à avoir déjà reçu les fonds des prêts PPP. “Cela va nous permettre de tenir jusqu’à fin juin et de préserver les salaires de tous jusqu’à 75 à 80%, y-compris les commissions des vendeurs”, raconte-t-il. Pour beaucoup d’autres, le processus a été plus compliqué, notamment ceux qui, comme Carole Boutry, ont une entreprise dont les propriétaires ne sont pas américains. “Nous avons reçu bon nombre de demandes de gens qui ont nous dit que leur banque leur avait refusé le prêt pour ce motif, note Valérie Demont, associée du cabinet d’avocat Sheppard Mullin. Cela se règle banque par banque, et même conseiller par conseiller. Les choses ont été mises en oeuvres si rapidement que les règles ne sont pas claires pour les banques. Mais une chose est sûre: la loi ne prévoit pas l’exclusion des entreprises à capitaux étrangers (pourvu qu’elles soient à structure juridique américaine et avec des employés sur le sol américain). Le conseil de l’avocate: “faire le forcing, en général cela finit par passer”. Souvent, un simple renvoi vers les documents officiels de la SBA (pages 5 et 6 de ce document et ce formulaire) suffit souvent à convaincre des conseillers dépassés et à court d’information. 

Des fonds bientôt épuisés

Patron de la startup Storefront, Mohamed Haouache a lui aussi demandé un prêt PPP pour pouvoir garder la quinzaine d’employés qu’il a aux Etats-Unis. Son site est une plateforme qui permet de trouver un “popup store” et autres lieux pour évènement. Son activité s’est donc totalement arrêtée depuis un mois. Depuis Paris où il est en confinement, il a mis son réveil en pleine nuit il y a une semaine pour pouvoir remplir la demande en ligne de sa banque, la Silicon Valley Bank. “Ca a été une catastrophe, ils n’étaient visiblement pas prêts, le site a buggé, je n’ai pas pu faire ma demande”. Un e-mail de la banque lui dit de recommencer le lendemain, puis le sur-lendemain. Ce n’est finalement que ce mardi, une semaine plus tard, qu’il a pu remplir le formulaire, sans savoir dans quel délai sa demande sera traitée. “Le problème, dit-il, c’est qu’on ne sait pas s’il restera de l’argent”. D’après la SBA, les fonds votés par le Congrès pour financer ce programme pourraient être épuisés avant la fin de la semaine. Une loi prévoyant 250 milliards supplémentaires est pour l’instant bloquée au Congrès, faute d’accord entre démocrates et républicains.

Des “fonds d’urgence” qui prennent leur temps

Outre les prêts PPP, les PME peuvent aussi demander un autre type d’aide, dits EIDL (Economic Injury Distress Loans). Ils peuvent aller jusqu’à deux millions de dollars, y compris une subvention dite d’urgence de 10.000 dollars qui devait être versée dans les 3 jours de la demande. Cette subvention sera acquise même si le prêt n’est pas accordé. Seulement, près de 4 semaines après la mise en place du dispositif, celui-ci s’est montré plus que chaotique. Paul Maurice, qui accompagne des entreprises françaises aux Etats-Unis, raconte qu’il a fait deux dossiers pour deux filiales américaines.  “On nous a d’abord dit que les 3 jours pour recevoir l’aide d’urgence de 10.000$ étaient devenus 7 jours; puis ensuite que les 10.000$ étaient en fait devenus 1.000$ par salarié”. Mais plus de dix jours plus tard, il n’a eu aucune nouvelle, et encore moins reçu l’argent.

Contrairement aux prêts PPP, ces prêts EIDL sont traités et accordés par la SBA directement, une administration aux moyens limités et visiblement débordée par l’afflux de demandes. Jean-François Bonneté, importateur de vins et spiritueux, basé à Houston, a fait sa demande dès le 21 mars, le lendemain du jour où le Texas a été reconnu en état de catastrophe, ce qui ouvre droit au dispositif. “Je les ai appelés ce mardi, (plus de 3 semaines plus tard) et ils m’ont dit que mon dossier n’avait toujours pas été traité”. Pour le moment, Jean-François Bonneté a réussi à garder sa dizaine d’employés, en réduisant leurs heures. Il prévoit “une activité quasi nulle jusqu’à fin juin puis une activité correcte (mais loin des années passées) de septembre à décembre. Dans ces conditions, espère-t-il, on devrait pouvoir tenir”. Mais une chose est sûre: dans ses prévisions, il n’a tenu compte d’aucune des aides qu’il espère obtenir. “Il y a trop d’incertitudes pour le moment”.

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Vous pouvez également envoyer vos questions à l’avance à l’adresse mail suivante : info@frenchmorning.com

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Nos experts :

Eric Thoby, Managing Director chez AgoraExpat,
expert en assurance santé internationale.

Les Docteurs Daniel MAIA et Tim Foggin de Teladoc Health, groupe international spécialisé en télémédecine.

Remy Bellet, responsable partenariats chez April International.