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Call in Europe : téléphone mobile low-cost pour voyageurs en France

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Patrick Gentemann est un entrepreneur successful dans l’univers des télécommunications.
Il fait partie de la race de ces leaders à la fois premiers vendeurs de leur entreprise et toujours à l’affût des innovations qui sauront rencontrer les attentes des consommateurs.
Vous vous êtes déjà demandé combien vous coûtaient vos communications téléphoniques lors de vos séjours en France? Patrick Gentemann a la réponse: “beaucoup trop cher”. Que vous choisissiez le “roaming” avec votre fournisseur américain ou que vous optiez pour une carte prépayée avec un opérateur français, la facture explose… Ce constat, tout le monde l’a fait.

Mais Gentemann, lui, en expert des télécoms, y a décelé une opportunité de business: le téléphone “low cost” pour voyageurs. Il a créé l’an dernier Call in Europe, en partenariat avec SFR, pour permettre aux Français des Etats-Unis (mais aussi aux Américains) de payer les communications lors de leurs séjours en France entre 50 et 70% moins cher par rapport aux solutions traditionnelles.
(suite de l’article sous le tableau)
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Comparatif: Appels depuis la France (tarifs en dollars)
|Service|Call-in-Europe| T-Mobile| AT&T| Verizon Wireless| SFR et Orange Prepaid| Bouygues Prepaid|
|Local| 39¢min| $0.99min| $1.29min| $1.29min| $0.77min | $0.70min|
|Europe| 39¢min| $1.33min| $1.29min| $1.29min| $1.05min| $0.84min|
|US & Canada| 39¢min| $0.99min| $1.29min| $1.29min| $1.05min| $0.84min|
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Gentemann n’est pas un novice dans les télécoms. Autodidacte et “vendeur né”, il y a même plutôt bien réussi. Son aventure a commencé au début des années 1990, aux Etats-Unis déjà, avec la déréglementation du secteur des télécoms aux Etats-Unis. Il y est devenu “switchless reseller”: achetant des communications longues distances en gros pour les revendre au détail. Puis la déréglementation est arrivée en France et il a décidé d’y retourner pour devenir un des pionniers du secteur. Avec 225 000 euros d’investissement, il fonde Futur Telecom en 1998, qui fournit aux entreprises françaises des services de télécom à prix cassé. En 2005, il revend à SFR son entreprise qui réalise alors 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec 10 % de résultat net. Dans la foulée, il vend aussi les actifs de Futur Telecom USA. Belle réussite et avenir assuré, mais le Marseillais est du genre “serial entrepreneur” et en novembre 2006, il se lance dans Call in Europe.
Désormais basé à Greenwich (Connecticut), il se lance à l’assaut d’un marché de “2,8 millions de résidents aux Etats-Unis qui vont en France chaque année, dont 700 000 y vont au moins 4 fois par an”.
Pendant plusieurs mois, il tâtonne avant de trouver une formule qui puisse attirer ces utilisateurs globe-trotters, pas toujours très attentifs au montant de leurs factures téléphoniques. “On est arrivé à l’idée que les gens n’aiment pas payer pour un service quand ils ne sont pas dans le pays: un abonnement mensuel, ou un forfait mensuel ne convenait donc pas”.


Après de longues études avec SFR, Patrick Gentemann trouve donc une formule sans abonnement. On achète une carte SIM “à vie” (pour 29 dollars payés une fois pour toute au moment de l’abonnement). Ensuite, seules les consommations sont facturées, à prix très nettement inférieur aux autres formules (voir tableau): les appels passés en France sont à $ 0.39 la mn (contre $1,29 pour ATT et Verizon and roaming; et $0,77 pour les prépayés français). Seule contrepartie pour maintenir la ligne active: qu’il y ait au moins 60 dollars de communication par an sur la ligne, ce qui ne représente qu’un peu plus de deux heures d’appel.
Muni de cette offre “très simple et qui convainc tout de suite”, il espère conquérir enfin les Français des Etats-Unis. “Pour l’instant, les Américains répondent mieux que les Français, qui semblent moins s’intéresser au montant de leur facture”. Finalement, le bouche à oreille s’installe, “tous nos clients deviennent prescripteurs”. Mais les ambitions de Call in Europe vont bien au-delà de l’hexagone: à partir de janvier, Call in Europe offrira également un service en Italie; l’Allemagne suivra et probablement un jour Call in America…
Call in Europe en 4 questions:
-Puis-je garder mon numéro français si j’en ai un? Oui Call in Europe assure la portabilité du numéro.
-Ai-je besoin d’un appareil spécifique? Vous pouvez en avoir un si vous le souhaitez pour $19, mais si vous avez un tribande (à condition qu’il ait été “débloqué”) vous pouvez aussi l’utiliser en France en insérant simplement votre nouvelle carte SIM.
-Dois-je prépayer mes factures? Non. Vos communications sont facturées à la fin de chaque mois et vous n’avez pas à recharger.
-Est-ce que ça marche avec mon Blackberry (ou PDA)? Oui. Call in Europe a une vraie solution pour tous.
Plus d’informations sur le site de Call in Europe

Grèves et émeutes: “Sarkozy’s honeymoon is over”

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Les éditorialistes américains, un temps déstabilisé par l’activisme sarkozyen, ont retrouvé la France qu’ils aiment: frondeuse, gréviste, émeutière. Geraldine Baum, du Los Angeles Times, parle «d’une sorte d’arche de Noé d’agitation sociale», les diverses grèves qui ont perturbé le pays ces dernières semaines sont, selon elle, «avec les agents des transports publics, les fonctionnaires, les professeurs, les infirmières, les buralistes, les contrôleurs aériens, les pêcheurs et même les machinistes»,«le cocktail français par excellence».
Avec «un gouvernement cherchant à faire bouger les choses, des syndicats descendant dans la rue, une opinion publique ralliant les syndicats et un gouvernement qui cède», “Novembre noir” s’inscrit dans cet «éternel schéma, qui conduit la politique nationale depuis plusieurs décennies».
La journaliste lie le passé révolutionnaire français aux problèmes auxquels fait aujourd’hui face le pays, mais souligne que «cette fois, quelque chose à changé», «les Français ne sont plus d’humeur à crier “vive la révolution!”».
Le Wall Street Journal, après avoir la semaine passé considéré que les évènements de banlieue soulignaient la dispersion de Sarkozy (qui, occupé à d’autres chantiers n’avait pas tenu ses promesses aux banlieues) a confié la tâche de déconstruite le “modèle français” à un Français: c’est Guy Sorman qui s’y colle avec application en dénonçant l’appartheid à la française. “Nos banlieues ressemblent plus à Soweto qu’à Paris (…). Nous vivons dans une société discriminatoire dans laquelle une ligne invisible sépare les {“insiders” des “outsiders”“}.
“Les émeutes (…) nous le rappellent: le Sarko show ne fait pas d’effet auprès d’un public crucial: les jeunes des banlieues”, souligne Time Magazine.
Dans la réponse “ferme” de la police française aux émeutiers de Villiers-le-Bel, la presse conservatrice voit une raison de plus d’admirer “‘Kozy” comme l’appelle désormais systématiquement le New York Post, qui sur-joue l’amour fou. “Le message à tout apprenti émeutier: “ne cherchez pas “‘Kozy” (“Don’t mess with Kozy”. Contrairement aux gouvernements précédents, “Sarkozy a tenu bon et le syndicat, réalisant qu’il ne pouvait passer en force, a sauté sur un compromis”.
Même la campagne pour la présidentielle américaine de 2008 est gagnée par le Sarkozysme… Rudolph Giuliani, qui a souvent servi de modèle à Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’intérieur, est devenu a son tour le plus sarkophile des Américains. Dans un discours aux étudiants de Durham (New Hampshire), il a multiplié les références au “travailler plus pour gagner plus” du président français, demandant même aux jeunes gens de lire “Testimony”, le livre autobiographique de Nicolas Sarkozy, paru aux Etats-Unis.
Beaucoup moins tendre est John Merriman, professeur d’histoire à l’Université de Yale et spécialiste de la France, qui répond à une interview pour le journal de l’université, le Yale Herald. «Sarkozy est intelligent mais c’est un électron libre. Il est impétueux.
Il a clairement annoncé que l’américanisation de la France était le chemin à suivre.
Lors des élections, Sarkozy a joué sur les peurs des français lambda, “blanc”, pour capter leurs votes. Il a fait du racisme quelque chose de respectable. Le triptyque Liberté, Egalité, Fraternité est un principe qui devrait également signifier chance.» Et conclut en affirmant que « dire qu’il ne s’agit pas d’une crise sociale est tout simplement absurde”»
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Enfin si le “french bashing” est désormais un souvenir, une de ses manifestations les plus vives en 2003-2004, à savoir les accusations d’indécrotable anti-sémitisme français n’ont pas disparu. Le NY Sun nous informe que “la vie des juifs en Europe est intolérable”.. Citant la France, mais aussi l’Angleterre, l’Allemagne et la Belgique, un élu démocrate de l’assemblée de l’Etat de New York envisage rien moins que de demander le “statut spécial de réfugié” pour les juifs d’Europe de l’Ouest. La plupart des organisations juives s’y opposent et l’une d’entre elle cite même “l’arrivée de Sarkozy au pouvoir comme un exemple de changement positif”.

Ma caravane dans les gratte-ciels

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Un chapiteau, des caravanes: l’image classique du cirque. Sauf que celui-ci est niché au coeur de Manhattan, caché derrière le très chic Lincoln Center, à deux pas de quelques-uns des plus chers “condos” de la ville. La maison de Guillaume Dufresnoy, elle, est sur roue, dans le village de caravanes qui, pendant trois mois chaque année, d’octobre à janvier s’installe dans le Damrosch Park. Les fêtes terminées, la troupe prend la route pour Atlanta, le New Jersey, Boston…
Guillaume Dufresnoy est arrivé au Big Apple Circus en 1988. C’était pour trois mois. Presque vingt ans après, il est toujours là et toujours dans le cirque, “une carrière rare quand on n’est pas d’une famille du cirque”. Dans sa famille à lui, on était plutôt prof de maths. Guillaume fait Math sup, math spé (au collège naval de Brest), puis… découvre le cirque par sa petite amie. Il l’a suit à l’école Alexis Gruss, puis à l’école Fratellini, devient le porteur de leurs numéros aériens, l’épouse. Ils se font ensuite connaître dans le monde du cirque grâce à un numéro de “chaise aérienne”. C’est une fermeture temporaire de Gruss qui leur fait traverser l’Atlantique. “En Europe, le Big Apple commençait à être renommé; c’est ça qui m’attirait, plus que New York”.
Pour avoir vu trop d’artistes de cirque “mal vieillir”, Guillaume s’était promis d’arrêter à 30 ans, il prolonge jusqu’à 32 ans, raccroche mais ne quitte pas le cirque. Il y devient “régisseur”. Quinze ans plus tard, il est toujours en coulisse, est devenu “general manager” d’un cirque qui continue d’attirer chaque année les meilleurs artistes du monde entier. “Il y a dans la compagnie très peu d’artistes américains”, explique-t-il. Question de tradition: le cirque américain met moins l’accent sur la virtuosité artistique que ne le font les traditions européennes ou asiatiques.
Le Français Virgile Peyramaure, avec Andrey Mantchev and Sarah Schwarz
Guillaume n’est d’ailleurs pas le seul Français de la troupe: parmi la “core company”, le petit noyau d’artistes permanents du cirque (les autres ne viennent que pour une saison), Virgile Peyramaure, acrobate et homme fort, réalise cette année un impressionnant numéro en trio dit des “statues d’or”. Les autres vedettes du spectacle, dresseurs de chiens ou de chevaux, clowns, ou acrobates comme les Russes Kovgar jouant les trompe-la-mort en numéros volants, font un spectacle des plus traditionnels… et de plus époustouflants.
Au pays de Barnum et des énormes cirques à trois pistes, le Big Apple Circus, fondé en 1977 par deux jongleurs de rue avait des allures de cirque familial “à l’européenne”. Trente ans plus tard, alors que les grands cirques américains déclinent, le Big Apple Circus est devenu un monument de la culture new-yorkaise, (l’Empire State Building se pare de rouge le jour de la première chaque année) et le seul cirque basé dans la Grande pomme. Ce qui n’empêche pas Guillaume Dufresnoy d’afficher un léger “complexe du Cirque du Soleil”, dont le style semble être devenu la norme du cirque contemporain. “Le Cirque du Soleil a redoré le blason du cirque, on leur doit ça, mais le problème c’est que beaucoup de gens ne voient le cirque qu’à cette aune et nous comparent à eux alors qu’on ne fait pas du tout la même chose”.
Mais la tradition des artistes virtuoses du cirque à l’ancienne à encore de beaux jours: le premier spectacle pour enfants du Cirque du Soleil, Wintuk, présenté au théâtre du Madison Square Garden, s’est fait éreinter par la critique alors que “Celebrate!”, le spectacle du 30ème anniversaire du Big Apple était encensé, malgré un budget de production 8 fois inférieur au spectacle de la célèbre compagnie québecquoise.
Guillaume Dufresnoy, qui consacre de plus en plus de temps à la direction artistique des spectacles, est fier d’appartenir à une compagnie “non-profit”, qui s’est fait connaître notamment par ses programmes de clowns dans les hôpitaux. Malgré un chapiteau souvent plein, le cirque vit pour plus d’un tiers du fund-raising et du mécénat. Son gala, en novembre, a permis de lever 1,2 million de dollars. Pas de doute, le Big Apple Circus est bien new-yorkais.
CINQ CIRQUES EN VILLE:
Peut-être est-ce une conséquence du “baby-boom” de Manhattan, mais jamais on n’avait vu autant de cirques en même temps pour les fêtes. Le Big Apple Circus n’a plus le monopole. Outre Wintuk, du Cirque du Soleil, on compte aussi:
Apollo Circus of Soul (Apollo Theater, Harlem) avec acrobates hip-hop, danseurs africains, trapézistes… Les vendredi, samedi et dimanche jusqu’au 24 décembre.
New Shanghai Circus: une vingtaine d’acrobates “de la plus haute tradition du cirque chinois”, Victory Theater, 229 West 42nd Street, Manhattan, (646) 223-3010, newvictory.org; $15, $30 and $50. Les week-end jusqu’au 6 janvier.
Moscow Cats Theater, un cirque félin, avec chats acrobates, danseurs, sauteurs, équilibristes… et quelques clowns humains. Les week-end jusqu’au 13 janvier au TriBeCa performing art center.

Who is Sarkozy ? selon Jane Kramer

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Kramer est perplexe, Nicolas Sarkozy «is such a puzzle». Le président français ne lui rappelle «nobody». Le personnage est complexe, difficile à saisir.
Un homme de pouvoir
Sarkozy aime dominer, contrôler. La présidentialisation du pouvoir est tangible. Écouter les autres n’est pas sont fort. La présidence Sarkozy n’est pas une présidence «impériale». Cependant, Kramer souligne qu’elle souhaiterait voir «survivre la démocratie».
Un homme d’action
Il l’avait revendiqué lors de sa campagne, Sarkozy souhaite incarner la rupture. Il regarde vers l’avenir. Le passé est Histoire, la repentance est inutile. Dans une certaine mesure, cela rappelle à Jane Kramer la manière dont Gerhard Schröder a, à l’époque, choisi de gérer le lourd passé allemand.
The French Thatcher ?
Sarkozy est un homme d’initiatives. Pour Kramer ses propositions de réformes font sens. Les problèmes des Universités sont nombreux et la réforme proposée par le gouvernement est un «gift package». «He is not dumb», la méthode Sarkozy manque certainement de tact mais pourrait s’avérer très efficace. En politique, il faut parfois savoir trahir ses idéaux. Les conséquences des années Thatcher ont été «horrible», mais 20 ans plus tard l’Angleterre va mieux. Kramer n’est pas convaincue de la capacité du nouveau président de mener à bien les réformes de fond, mais lui laisse cependant le bénéfice du doute.
Un président sans livres
Contrairement à ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy n’est pas un «intellectuel». Peu engagé dans le domaine de la culture, il est plus susceptible d’être cité dans les «hairdresser magazines». Sarkozy n’a aucun livre dans son bureau. S’ils lisent peu ou prou, d’autres prennent tout de même la peine d’avoir une bibliothèque. Ne serait-ce que pour l’image. Le président français a lui d’autres priorités.
Une équipe de choix
Pour la journaliste américaine, Sarkozy a su s’entourer de personnes compétentes. Jean-David Levitte est «a very good diplomatic adviser». Le président a eu le mérite et l’intelligence de nommer des personnalités d’horizons différents telles que Rachida Dati, Fadela Amara ou Bernard Kouchner. Maintenant, il serait bon qu’il pense à les écouter.
Sarkozy fils d’immigrés
Malgré quelques contestations au sein de l’audience, Kramer ne décrit Sarkozy ni pro ni anti-immigration. Elle souligne qu’une part non négligeable de la population des banlieues a voté pour le candidat UMP et rappelle que le président vient d’une famille d’immigrés hongrois. Kramer se souvient ainsi qu’il y a quelques années Sarkozy avait lancé à Le Pen lors d’un débat télévisé qu’avec lui au pouvoir il devrait quitter le pays.
La politique étrangère, Une nouvelle amitié franco-américaine ?
Parmi les dirigeants européens, le président français agace. Il est partout, il parle fort, sa volonté de main mise sur l’Europe exaspère. Il a été vivement critiqué quant à son engagement pour le traité de Lisbonne. Mais l’Europe « is such a mess » et si la forme, la façon de faire de Sarkozy est sûrement contestable, le fond est pertinent. L’EU a besoin d’un nouveau traité et le président français prend des initiatives.
En revanche, selon Kramer Sarkozy fait erreur quant à l’OTAN. Il n’y aura pas de France puissante au sein de l’UE sans une France faisant partie intégrante de l’Alliance Atlantique.
Le nouveau chef d’Etat français est apprécié et respecté des américains. De par son énergie et son apparente décontraction, il leur ressemble un peu. Mais l’opposition entre les deux pays sur la guerre en Irak reste latente, et aucune amitié ne sera réellement possible tant que la question irakienne ne sera pas réglée. Si les Démocrates gagnent la présidentielle peut être que le nouveau partenariat France – Etats-Unis se concrétisera.
Sarkozy et ses amours
La journaliste américaine parle d’une « opera like » présidence. La saga Cécilia commence lorsqu’en plein déboire amoureux Sarkozy encore ministre de l’intérieur fait des confessions publiques. Changement de cap quelques mois plus tard lorsque à l’évocation du sujet, le président français coupe court à une interview de la télévision américaine. Jane Kramer s’interroge : Sarkozy est-il le Français qui s’énerve et claque la porte de CBS ou bien l’Américain qui se confesse?
Nicolas Sarkozy semble être partout à la fois, il n’arrête jamais. Il doit définitivement avoir « un chromosome en plus ». On dirait parfois qu’il sort d’un « rock show ». Jane Kramer s’étonne par conséquent de son calme face aux évènements de Villiers-le-Bel et propose, afin de garder un Sarkozy digne de ce nom, de lui trouver une nouvelle femme.

Holiday Train Show

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Holiday Train Show
J’usqu’au 13 janvier, au New York Botanical Garden.
En savoir plus
Tickets ici
Prix: $20 pour les adultes, $18 pour les seniors et les étudiants et $7 pour les enfants de 2 à 12 ans.

Ilili, nouveau resto libanais

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Exit le petit restaurant de falafels. Phillippe Massoud, Libanais francophone entend avec Ilili (« dis moi ») inaugurer un restaurant libanais “chic et sexy”. «J’ai voulu sortir du petit restaurant libanais « mom and pop » pour offrir un degré de luxe encore jamais atteint», explique-t-il. Tout est là pour vous le rappeler : l’entrée monumentale, la soie dorée qui recouvre les murs du lounge, l’espace VIP clôturé par une tente façon «1001 nuits», le DJ qui mixe les week-ends. On se croirait presque dans un épisode de la première saison de Sex and the City.
Situé sur la cinquième Avenue entre la 27ème et 28ème rue, ce quartier est, selon le chef, le nouveau Meatpacking district. Sans sourciller, il veut qu’Ilili soit un nouveau phare du quartier, au même titre que les restaurants étoilés Country et Eleven Madison Park. Si le restaurant a tout d’un club, «ma raison d’être est le restaurant», dit Phillippe Massoud, dont les expériences dans la restauration incluent Chez Joséphine à New York, le restaurant libanais Noura à Paris et Neyla à Washington. Il veut ajouter une touche new-yorkaise à la cuisine libanaise traditionnelle. Au Baba Ghannouj (caviar d’aubergine) à l’ail et au beurre de sésame, il ajoute de la grenade ($9), le dernier antioxydant à la mode new yorkaise. Le menu inclut aussi des pâtes manti fourrées à l’agneau épicé, tomates, menthe et crème de yaourt et du canard shawarma à la grenade, figues et oignons verts.
Dessiné par Nasser Nakib, l’endroit est conçu pour offrir une expérience «voyeuriste», explique Phillippe Massoud, avec un large sourire. Sur deux étages, avec la salle de restaurant en bas et multiples lounges, on peut effectivement voir et être vu sous tous les angles. Malheureusement, il n’est pas toujours aisé d’être «chic et sexy» en mangeant les moules cuisinées à l’alcool d’Arak, ail, et poivre d’Aleppo. Le charme risque alors de ne pas opérer.
Ilili, 5th Avenue, 236 5th Avenue, New York, NY 10001, 212-683-2929

Esther Perel et le sexe de l'Amérique

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Le 10 décembre à 22h30, Esther Perel sera l’invitée de l’émission “Les tabous” sur France 2, pour y parler de la virilité, à l’occasion de la sortie de son livre L’intelligence érotique chez Laffont. Publié chez Harper Collins en septembre 2006, le bestseller a depuis été traduit en vingt et une langues. Esther Perel a passé son année à voyager de l’Europe à l’Amérique du Sud en passant par Israël et la Turquie. Dans chacun de ces pays elle a traité de l’érotisme, la plupart du temps dans la langue du pays. Esther Perel parle couramment neuf langues. Newyorkaise d’adoption, elle est d’abord citoyenne du monde.
1. L’enfance à Anvers
Esther Perel est née en 1958 de parents polonais, survivants des camps de concentration, arrivés par hasard en Belgique en 1945. Son père et sa mère, originaires de villes voisines en Pologne, se sont rencontrés sur les routes le jour de la libération des camps. Ce père qui n’a jamais fait d’études et qui a survécu à six ans de camps trouve très vite le moyen de gagner de l’argent en Belgique. Illégal pendant cinq ans, il commence par vendre des cigarettes américaines dans les arrière-salles de cafés, puis va les vendre en Allemagne, puis écoule du stock américain. À peine obtient-il ses papiers qu’il ouvre son premier magasin de vêtements. Esther grandit au-dessus du magasin, dans un quartier populaire d’Anvers, petite deuxième née douze ans après son frère aîné. Des neuf frères et soeurs de son père, des sept frères et soeurs de sa mère, tous sont partis en fumée. Ainsi en va-t-il de tous les amis de ses parents à Anvers: ce sont des survivants et des déracinés. Chez elle on parle cinq langues. Le flamand, c’est la langue de l’école. Le yiddish, le polonais et l’allemand, les langues de la maison. Le français, la langue sociale. L’hébreu, elle l’apprend à l’école. Toutes ces langues sont absorbées facilement. Dans ce milieu anversois où grandit Esther, il est évident d’être plurilingue. La musique de l’adolescence d’Esther est à la fois francophone (Ferré, Ferrat, Brel, Barbara, Moustaki, Reggiani) yiddish et israélienne. Quand elle a douze ans, son père achète une maison à Tel Aviv: ils y passent leurs vacances.
2. Israël. 1976-1981
En 1976, après avoir passé sa maturité, Esther part vivre en Israël. Elle s’inscrit à la fac de psycho. Ce qui l’intéresse, c’est le théâtre et le chant. Grâce à l’émigration massive des Argentins en Israël en 76, elle apprend l’espagnol. Elle fait de l’animation de groupe et travaille avec les sud-américains dans un programme sur l’identité juive et ses différences à travers le monde.
De 76 à 81, ce sont les belles années de Jerusalem, après la guerre de Yom Kippour et avant la guerre du Liban. Esther habite à Jerusalem Est. Le mur n’existe pas encore. Ce sont des années d’une extraordinaire richesse où elle rencontre en Israël des gens du monde entier et voyage dans le monde entier: en Europe de l’est pour y travailler avec les communautés juives, en Afrique du sud avec la troupe de danse folklorique de l’université de Jerusalem, au Mexique qu’elle parcourt en stop avec une amie avant de remonter en voiture de la Floride au Quebec où elle fait connaissance de cousins de ses parents comme eux survivants des camps, à Paris où elle étudie le “théâtre de l’opprimé” à la Cartoucherie de Vincennes avec Augusto Boal exilé du Brésil. De retour à Jerusalem, elle anime des ateliers sur l’identité juive. Comme M. Jourdain de la prose, elle fait du psychodrame sans le savoir.
3. Boston, 1981-83
Elle apprend par hasard qu’une maîtrise en psychodrame vient d’être créée dans un college de Boston. Il semble naturel de s’y inscrire. À peine débarquée à Boston, elle rencontre un Américain de Géorgie, Jack Saul, doctorant en psychologie, qui l’oriente vers la thérapie familiale. Avec sa maîtrise en Expressive Arts Therapy et son diplôme de l’Institut de thérapie familiale de Cambridge, Esther a trouvé sa place dans la psy, mais pas dans le monde. Où vivre? En Israël c’est la guerre du Liban: la plupart de ses amis sont à l’armée. Boston a du charme, mais c’est une ville trop puritaine. Après une rupture douloureuse, elle passe l’été à New York. Elle a vingt-cinq ans. Elle téléphone à Jack Saul, l’ami qui l’a soutenue pendant la rupture. Ils voyagent ensemble en Europe et passent naturellement de l’amitié à l’amour. En novembre 83, ils débarquent à New York avec de l’amour et de l’eau fraîche.
4. New York, ville des opportunités
Ils s’installent à Brooklyn. Esther ne trouve pas de travail. Avec une maîtrise en psychologie, on ne peut rien faire. L’expérience étrangère ne sert à rien. Finalement le 92 Street Y lui donne une chance en lui offrant d’organiser des ateliers s’adressant aux couples mixtes. Elle a enfin une adresse professionelle reconnue aux États-Unis. Elle commence une formation en thérapie systémique avec Salvador Minuchin, qui lui permet d’intégrer ses deux intérêts, la thérapie de couple et l’interculturel. Sa chance, c’est que la communauté juive de New York passe en dix ans de 5% à 52% de couples mixtes. Du jamais vu. Elle est arrivée au bon moment. En 1987, elle ouvre son cabinet.
Elle était venue à New York pour un an. Puis Jack Saul et elle sont restés une deuxième année afin de récolter les fruits du labeur de la première. Des opportunités se sont présentées. Ils ont obtenu des fonds pour tourner des documentaires, Jack sur le troisième âge, Esther sur les relations entre les Juifs et les Blacks. S’ils partaient, ce serait pour aller où? En Israël, la première intifada a commencé. Jack ne parle pas l’hébreu. Il n’a pas envie de vivre là-bas. À New York leur vie est fabuleuse. Ils rencontrent des gens du monde entier, et passent leurs étés à voyager.
En 89 ils ont l’occasion d’acheter un loft d’artistes dans Soho, grâce à Jack qui peint également. Vivre à Manhattan, dans un loft: la vraie vie newyorkaise. Esther aime New York. C’est une ville qui a une âme, comme Jerusalem, comme Paris, et qui reflète votre état intérieur, l’exaltation comme la dépression. Mais elle ne pense toujours pas qu’elle y fera sa vie. Elle partira quand elle aura des enfants. Elle ne peut imaginer d’élever une famille aux États-Unis.
Les enfants, Adam et Noam, sont arrivés plus tard que prévu, en 93 et 96. L’idée de partir a fini par quitter Esther. Elle en a fait son deuil. Deuil à l’idée que ses enfants américains ne connaîtraient jamais de l’intérieur Israël et l’Europe de leurs grands-parents.
Mère de famille et psy, elle est installée, mais dans un mouvement intérieur constant. Dans son cabinet, elle pratique en six langues. La diversité de ses patients lui donne sur l’Amérique un point de vue unique. Elle attend l’occasion qui lui permettra de l’exprimer hors des murs de son cabinet. Elle pense que ce sera sur scène. L’idée de s’enfermer chez elle pour écrire un livre lui est complètement étrangère. Elle est une femme de paroles. Deux jours après le 11 septembre 2001, elle crèe un café philosophique dans le Village: un lieu public où les gens puissent se retrouver pour discuter ensemble. Elle va animer soixante-huit soirées sur soixante-huit thèmes.
2000-2006: Naissance accidentelle d’un livre
En 2000, Esther Perel assiste au congrès de l’American Family Therapy Academy. Un psychanalyste y expose le cas d’un jeune couple qui connaît des difficultés sexuelles depuis la naissance de leur premier enfant. La jeune maman n’a plus envie de participer aux petits jeux qu’ils pratiquaient auparavant, et dans lesquels ils utilisaient des liens. Les psychanalystes sur l’estrade s’interrogent sur le besoin qu’a le mari d’avilir et de soumettre sa femme en l’attachant. Esther ne peut s’empêcher d’intervenir pour exprimer sa surprise: pourquoi juger le mari alors qu’il s’agit de jeux érotiques avec consentement mutuel? Et pourquoi, depuis une heure, n’a-t-elle pas entendu une fois les mots “plaisir” et “érotisme”? À la fin de la session, elle se retrouve entourée de psys européens et sud-américains qui tiennent à la remercier et à lui exprimer leur soutien.
Ce petit incident vient de mettre en route un engrenage qui va modifier radicalement la vie d’Esther. L’année suivante, elle est invitée comme “keynote speaker” à ce même congrès, et se retrouve en train de professionaliser ce qui était jusque là des conversations de dîner. C’est l’époque de Clinton. L’éditeur du Psychotherapy Networker lui demande un article sur l’Amérique et le sexe. Paru en 2002, l’article est repris en couverture du Utne Reader, et publié dans les Best Erotic Writings 2004. Six agents lui téléphonent. Elle comprend qu’elle a touché un nerf. Le projet est envoyé à dix-huit éditeurs. Quatorze l’interviewent. Il y a trois jours de vente publique, et douze éditeurs qui font des offres. Le contrat est important. En moins d’un mois, avant même qu’une ligne soit écrite, le livre est déjà vendu dans sept pays. Pour un premier auteur, qui s’est associée avec un jeune agent dont c’est le premier livre, c’est du jamais vu.
En un an, elle écrit le livre. À sa parution elle l’accompagne dans les médias et se donne partout avec la même générosité. Elle n’apporte pas une solution aux problèmes sexuels des couples; mais un changement de perspective, un pont entre l’Europe et l’Amérique, qu’elle se savait représenter, et qu’elle a enfin trouvé à poser.
Aujourd’hui, Esther Perel voit une cohérence, voire même une nécessité, qui lie son origine, son travail, et sa vie à New York. La communauté de survivants dans laquelle elle a grandi, dit-elle, explique son intérêt pour l’érotisme. Il faut entendre l’érotisme au sens mystique du terme, comme une force vitale et un instinct de survie. Son incroyable vitalité, Esther Perel la tient de ses parents, et cette vitalité qui leur a permis de survivre aux camps et de recommencer à vivre après avoir tout perdu, c’est aussi celle de New York: d’une ville de passage et de melting pot, aux portes ouvertes, où l’on se sent jeune à cinquante ans, où l’on croit que tout est encore possible.

Uma Thurman était en noir

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« James Ivory a tourné plusieurs films en France, une excellente excuse pour honorer son travail ce soir», a ajouté l’actrice, qui a tourné avec James Ivory, dont elle a rappelé la filmographie: Quartet avec Isabelle Adjani; Mr. and Mrs. Bridge avec Paul Newman; Jefferson in Paris ; Surviving Picasso, avec son acteur fétiche Anthony Hopkins ainsi que Julianne Moore; Le Divorce, avec Naomi Watts, Kate Hudson et Thierry Lhermitte et A Soldier’s Daughter Never Cries avec Jane Birkin.


Des extraits de son nouveau film avec Charlotte Gainsbourg (« la plus charming des actrices françaises » a dit Ivory) et Anthony Hopkins, une adaptation du roman de Peter Cameron « The City of Your Final Destination » ont été projetés en exclusivité.


Le fondateur de Sodexho, Pierre Bellon a quant à lui reçu le Pilier d’Or 2007. «Pour quelqu’un originaire de Marseille, venir aux Etats-Unis a été un rêve (…) J’aime l’Amérique car c’est un pays d’entrepreneurs. J’y ai appris le management », a declaré Pierre Bellon, avant de raconter une anecdote savoureuse : lors des premières négociations du groupe pour s’implanter aux Etats-Unis, Pierre Bellon assistait à une réunion d’affaires. Voyant les négociations s’éterniser, il lance « I have lovers », avant d’être corrigé par l’un de ses collaborateurs : « On dit « lawyers » et non « lovers». Les avocats présents dans la salle du Gotham Hall hier soir riaient à gorge déployée…
En rouge, Marie Monique Steckel, présidente du FIAF, a annoncé des ventes records, pour les enchères pendant la soirée.

Le Bocce fait boule de neige

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Lorsqu’Andrew Templer a lancé, il y a quatre ans, un championnat annuel de bocce dans son bar de Brooklyn, le Floyd, il était loin de se douter du succès que rencontrerait son initiative. Avec vingt cinq équipes participantes cette année – contre douze en 2003 – Templer se frotte les mains : « Pour la première fois, nous avons été obligés de refuser des équipes, indique-t-il, pas mécontent de sa trouvaille. Il faut quatre planches de bois pour le terrain, de la terre battue… En plus, les huit joueurs sont sûrs de consommer et d’attirer les curieux. Surtout en hiver quand il fait froid dehors. »
Andrew Templer est, sans le savoir, l’un des pionniers new yorkais de ce sport, quasi-identique à la pétanque française (les boules et le cochonnet – ou pallino – sont notamment plus grosses au bocce, ce qui rend le lancer plus difficile). Car depuis la fin des années 70, le bocce connait un développement fulgurant. Introduit aux États-Unis au 19eme siècle par les immigrés italiens, il était essentiellement pratiqué par les membres masculins de la communauté italienne. « On disait alors du bocce qu’il était le secret le mieux gardé du sport », ironise Mario Pagnoni, auteur de Joy of Bocce (Éd.AuthorHouse). Mais, conséquence du baby- boom, le profil des joueurs s’est progressivement rajeuni et féminisé. « Les old-timers s’étaient appropriés le bocce, explique Peter Rabito, Président du American Bocce Club. Maintenant qu’ils disparaissent, les jeunes s’en emparent ».
La vague bocce s’est d’abord abattue sur les grandes villes de Californie, du Mid West puis de la Côte Est à la fin des années 90. A New York, il était surtout pratiqué dans les enclaves italiennes de Brooklyn mais, de plus en plus visible, il croque désormais la Grande Pomme à pleines dents. Résultat : 40 parcs municipaux disposent déjà de leur terrain de bocce, essentiellement dans le Queens.

Et le nombre de clubs aurait doublé en trois ans, passant de cinq à dix, selon une estimation de la USBF (United States Bocce Federation) meme si l’émergence récente du sport rend toute comptabilisation précise difficile. « Le bocce était endormi à New York, raconte Peter Rabito. L’organisation du tournoi annuel de bocce par la Ville de New York [NDLR : 85 équipes en 2007, soit 60 de plus que l’édition précédente] et la médiatisation de la candidature du bocce aux Jeux olympiques ont accru sa visibilité», affirme-t-il.
Avec un nombre croissant d’entreprises organisant des sessions de bocce pour leurs employés, le sport investit d’ores-et-déjà de nouvelles sphères. Certains paysagistes se sont même lancés dans la construction de terrains pour particuliers : « Nous pourrions en faire un par semaine, affirme Wendy Lindquist, fondatrice de Bella Bocce en 2004. C’est très facile à construire. Il suffit de disposer d’un jardin assez grand et relativement plat ».
Mais on en oublierait presque l’essentiel: « C’est très relaxant, analyse Flint, étudiant en école de droit. On s’amuse entre amis. On rencontre d’autres personnes. C’est une bonne activité pour un samedi après-midi ! » A en croire que même le froid ne pourra empêcher les curieux de faire « rouler la boule ».

Les millions de Marie-Monique

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C’est un milliardaire au bout du fil: Robert Wood Johnson IV. “Je voudrais que mon fils (1 an et demi) apprenne le Français”. Accueil enthousiaste de Marie-Monique Steckel, qui lui dit à quel point il a raison, que ces petits sont “amazing”. La présidente du FIAF (French Institute-Alliance Française) aime que des Américains veuillent apprendre le Français. Quand ils sont riches et célèbres, elle adore. Robert Wood Johnson IV, un des héritiers de la fortune Johnson&Johnson, propriétaire de l’équipe de football des Jets, est aussi un très célèbres philanthrope new-yorkais. Bref, le coup de fil, et les futures leçons de français de “Robert Wood Johnson V” peuvent rapporter gros à l’Alliance Française si le papa est satisfait.
Y penser toujours et en parler sans cesse: être à la tête de l’Alliance Française (“la plus grande du monde” assure-t-elle), organisation entièrement privée, c’est être “sans cesse en train de chasser l’argent”. Depuis l’arrivée de Marie-Monique Steckel à la tête de cette “petite PME”, en 2004, le budget a augmenté de plus de 50 %, pour atteindre aujourd’hui 8,5 millions de dollars annuels. Environ la moitié provient des quleques 250 classes de français (qui s’autofinancent et paient également pour la bibliothèque), le reste de “généreux donateurs”, mélange savant de Français qui ont réussi aux Etats-Unis et d’Américains francophiles.
Le secret? “Avoir beaucoup d’amis”. Sa longue expérience dans le business franco-américain (elle fut notamment patronne de France Telecom North America), ses relations politiques (au ex-RPR, dont elle fut la directrice de la communication), sa fréquentation des riches and famous new-yorkais (avant de prendre la tête du FIAF, elle était “senior advisor” de Ronald Lauder, héritier d’Estée Lauder) y font beaucoup. Une bonne dose d’énergie aussi sans doute, pour cette grand-mère de 6 petits-enfants, mère de deux enfants “franco-américains” qui, dit-elle, “se demandent pourquoi je m’obstine à en faire autant”. Quand on lui demande si “ça vaut le coup”, elle s’arrête, marque un long silence: “c’est beaucoup plus long que je pensais de voir germer les fleurs”.
Le gala “Trophée des Arts”, organisé ce mardi 27 novembre va permettre de lever plus de 800 000 dollars, sans compter les résultats des enchères pendant la soirée, pour une audience mélangeant “beautifuls” francophiles (ou Français) et personnalités du business, qui ont payé entre 10 000 et 50 000 dollars la table. Dans la première catégorie, cette année, le FIAF honore James Ivory, réalisateur francophile; dans la deuxième, Pierre Bellon, le fondateur de la société de restauration collective Sodexho, très implantée aux Etats-Unis. La touche de glamour est apportée par Uma Thurman, qui viendra remettre son trophée à James Ivory.
Comme elle le fait toujours, Marie-Monique Steckel rappelle que “sur les 4 millions de dollars d’activités culturelles que nous organisons chaque année, le gouvernement français donne une subvention de 44 000 dollars”. Le bâtiment du FIAF entièrement renconstruit et inauguré en 2006, a coûté 20 millions de dollars, dont un million de subventions françaises. C’est un don anonyme d’un Américain, pour 5 millions de dollars, qui a permis de mener à bien le projet.
Faire du FIAF une référence culturelle, un endroit “où on trouve une programmation pointue et éclectique” est une gageure dans une ville où la concurrence ne manque pas. Le tout nouveau festival “Crossing the lines” lancé cet automne a cette ambition. “Ca a très bien marché, mais nous sommes les Sisyphes de la scène culturelle new-yorkaise; il faut sans cesse recommencer, toujours trouver des publics différents. Le modèle, c’est le BAM (Brooklyn Academy of Dance), ils ont un public mais cela leur a pris 25 ans!” Le mandat de Marie-Monique Steckel s’achève en 2009. “Il va me manquer le temps pour pouvoir établir vraiment le FIAF à New York”. Une pause et puis: “Ah! Si j’avais un million de dollars de plus…”

Que faire le week end de Thanksgiving ?

A FAIRE AVEC LES ENFANTS; LIRE ICI
Le 4e jeudi du mois de novembre, New York est désert: magasins et musées fermés, rues désertées. A l’occasion des fêtes, de nombreux New Yorkais quittent la grosse pomme pour aller rejoindre leur famille. Mais dès le vendredi, la vie reprend de nouveau.
Voici une liste d’activités variées à faire seul, à 2 ou à plusieurs…
– Aller à la patinoire
Ces patinoires seront ouvertes le jeudi de Thanksgiving :
The Rink, Rockefeller Center (5th Avenue entre 49th et 50th St.)
The Bond, Bryant Park, 42e rue, entre la 5e et la 6e Avenue
Wollman Rink, Prospect Park, Brooklyn


Wollman Ice rink, Central Park (62nd St)
-Faire du shopping
Une fois Thanksgiving digéré, les Américains courent les magasins dès le vendredi, appelé pour l’occasion « Black Friday », qui sonne le coup d’envoi des achats de fin d’année. Et quoi de mieux pour lancer cette période qu’une journée de soldes exceptionnelles. Nombreux sont les magasins qui ouvriront dès 6h du matin. Gare aux files d’attentes et aux bousculades…
Ralph Lauren, 867 Madison Avenue ou 381 W Broadway ou 381 Bleecker Street
Macy’s, 151 West 34th Street

Bloomingdales, Lexington Avenue/E 59th Street
Century 21, 22 Cortlandt Street
Best Buy, 60 W 23rd Street.
Tommy Hifliger, West Broadmway at Broome Street
Gas, 238 Mott Street, entre Prince Street et Spring Street
Barney’s, 660 Madison Avenue, entre E 60th et E 61st Street
– Aller au musée
Tous les musées seront fermés le jeudi de Thanksgiving, mais seront ouverts le vendredi et le week end. Pour voir les expositions en cours :
The Museum of Modern Art, 11 West 53 Street.
The Metropolitan Museum, 1000 Fifth Avenue at 82nd Street
The Jewish Museum, 1109 Fifth Avenue at 92nd Street
The Frick Collection, 1 East 70th Street
American Museum of Natural History, Central Park West and 79th Street.
Guggenheim Museum, 1071 5th Avenue (at 89th Street)
– Voir une pièce de theatre
Les musicals de Broadway vont perdre leur week-end le plus profitable de l’année pour cause de grève des techniciens, mais il reste le théâtre. Sélection:
« Things we want », Acorn Theatre, 410 West 42nd Street. Tel: 212 279-4200. Jusqu’au 15 décembre
« Pygmalion », American Airlines Theatre, 227 West 42nd Street
« The rise of Dorothy Hale » au St. Luke’s Theatre, 308 W. 46th Street. Tel: 212 246 8140
-Faire du Bowling


A Chelsea Piers, 300 Bowling Center, 23rd St. & the Hudson River. Tel: 212 835 2695
Leisure Time Bowl, 550 Ninth Avenue. Tel: 212 268 6909
– Redécorer sa maison
Bed Bath and Beyond, 620 6th Avenue
Home depot, 40 West 23rd Street
Ikea, Elizabeth Center NJ
– Aller monter à cheval
Kensington stables, 51 Caton Place, Brooklyn
– Danser la salsa
SOB (Sound of Brasilia), 204 Varick Street. Gratuit pour les femmes entre 5PM et 7PM. $15 pour les hommes entre 5PM et 7PM. $20 après 8PM pour tout le monde. Gratuit si réservation à dîner avant 7PM
Baraza, 133 Avenue C. Pas de prix d’entrée.
-Se mettre au tricot

Smiley’s Yarns, 92-06 Jamaica Avenue, Woodhaven, Queens
The lion and the Lamb, 1460 Lexington Avenue
-Chanter dans un karaoke
Sing Sing karaoke, 81 Avenue A
Karoké one 7, 29W 17th Street

La déferlante Pull-In

Quel est le point commun entre Zinedine Zidane, Jean-Marc Barr, Michael Youn, Kelly Slater et David Beckham ? Leur lingerie. Tous portent du Pull-In. Créée par Emmanuel Lohéac, la marque connaît un succès grandissant chez les jeunes et pas seulement dans le milieu du surf, berceau de la marque. Pull in propose des sous-vêtements et maillots de bain (homme et femme) en lycra, la matière phare de la marque. Dans la boutique, située au coeur de Nolita, s’étendent des rangées de boxers, culottes et strings aux couleurs flashy et aux imprimés fun: fraises, marguerites, pin up…
Tout n’était pourtant pas tracé pour la petite marque hossegorienne. Mais son concepteur, soutenu par une bande de copains et un sens developpé du relationnel, a su l’imposer dans la cour de l’underwear fashion.


« Le métier d’ingénieur ne m’a pas du tout plu. Moi ce qu’il me fallait, c’était de la communication. J’adore discuter, faire des rencontres. Au cours de mes études, j’ai voulu bifurquer, mais à chaque fois, ça ne s’est pas fait ». Emmanuel Lohéac est bien allé jusqu’au bout de ses études d’ingénieur en électricité. Mais à l’entendre, sa voie était ailleurs. « J’ai toujours voulu travailler dans l’univers du surf ».
Et en France, le surf, c’est Hossegor, petite ville du Sud Ouest où ce sport est quasiment érigé en religion. Emmanuel quitte alors Paris pour l’Aquitaine et abandonne l’idée d’une carrière en lien avec ses études. Au fur et à mesure de ses activités et de ses rencontres, il constate qu’il manque une marque dans le milieu du surf et trouve la brèche où s’engouffrer.
Après un premier échec avec sa marque Not Only Twice, Emmanuel persévère et Pull-In voit le jour en 2000. Si les débuts sont difficiles, le succès arrive rapidement grâce aux premières apparitions TV dans des programmes comme la Starc ac ou le Loft. De nombreux sportifs devenus des adeptes de la marque n’hésitent pas à afficher leurs dessous. Au printemps 2004 s’ouvre la première boutique, à Hossegor évidemment.
Bien que la marque développe un marketing fortement lié aux sports extrêmes, Emmanuel met en garde : « ce n’est pas une marque de surfwear. Les racines de Pull-In sont certes liées au surf, ce qui est une grande fierté, mais le produit s’adapte. On travaille beaucoup avec des stylistes et des gens issus de la mode ».


Ce n’est qu’en 2005 qu’Emmanuel quitte son travail au sein du groupe Quicksilver et qu’il décide de se concentrer uniquement sur Pull-In. En 2 ans, le chiffre d’affaire est multiplié par 3 et 4 concepts store se sont ouverts à Miami, Aix en Provence, à Paris et un autre à Hossegor. Et aujourd’hui : New York.
L’implatation à Manhattan est déjà une forme de consécration, mais surtout un pari de taille: si le produit marche à New York, ce sera la porte d’entrée à tout le marché américain. C’est pour cette raison qu’il souhaite faire les choses «correctement». «On va démarrer tranquillement. On vient faire du business mais on n’a pas d’impératif. On va tout miser sur le qualitatif. Dès que ça prendra, on fonce». Et pour l’été prochain, Emmanuel vise déjà Los Angeles et peut-être même Las Vegas.
Pull-In, 252 Elizabeth Street, Nolita.