Fondée en 2019 en Floride par un couple de Français, la plateforme ludo-éducative My-Bulle Toys était jusqu’à maintenant un site Internet proposant une offre variée de livres et de jeux éducatifs 100% made in France. Désormais, l’enseigne devient également une boutique physique, implantée en plein cœur de Boca Raton.
Livrer l’éducation française à domicile, c’est l’idée de Nicolas Pacaud et de sa femme Fanny, expatriés avec leurs deux enfants en bas âge sous le soleil de Floride depuis plus de cinq ans. « Aux États-Unis, il est pratiquement impossible de trouver des livres et des jeux éducatifs de qualité en français. Nous devons bien souvent demander à nos proches de les glisser dans leurs valises lorsqu’ils viennent nous rendre visite, indique le père de famille originaire de la région parisienne. Nous avons donc voulu créer notre plateforme en ligne afin de répondre au besoin de nombreux expats mais aussi de francophiles ».
Des boutiques à New York et Los Angeles en projet
À l’ère du numérique, les deux entrepreneurs, attachés à la proximité avec leur clientèle ainsi qu’àla vie locale, ont aujourd’hui fait le pari d’ouvrir un point de vente ayant pignon sur rue. « Les boutiques physiques n’ont pas dit leur dernier mot, ni rendu leur dernier souffle, insiste Nicolas Pacaud. Nous avons voulu coupler avec un commerce traditionnel afin de présenter réellement certains produits que les clients peuvent voir, toucher et sentir. Ce qui permet de les valoriser, bien plus qu’avec une simple image sur un site Internet ».
Des aventures rocambolesques du petit pingouin T’choupi aux fameux cahiers de vacances en passant par l’incontournable Sophie la girafe, le jeune quadra se targue de proposer un catalogue de plus de 900 références différentes, dont un tiers d’ouvrages dans la langue de Molière, le tout sélectionné avec le plus grand soin par sa femme qui est enseignante de français dans une école privée de la région. « Nous privilégions bien évidemment des jeux et des livres à la vocation éducative permettant ainsi de développer la motricité, l’habilité ou encore la concentration des enfants », indique le Français.
Fiers de partager leur culture et leur affection pour leur pays d’origine, les deux passionnés fourmillent d’idées. « Nous voulons développer notre réseau de points de vente en ouvrant notamment des boutiques dans les grandes villes américaines comme New York et Los Angeles, raconte Nicolas Pacaud. Nous souhaitons également créer nos propres supports pédagogiques à l’image des maisons d’édition françaises spécialisées dans la publication de manuels scolaires et de livres pour la jeunesse ».
Les Français des États-Unis sont appelés aux urnes le samedi 29 mai (ou du 21 au 26 mai en ligne). Reportées en raison de la crise sanitaire de la Covid-19, ces élections permettront de désigner les 447 conseillers des Français de l’étranger, élus au suffrage universel direct pour un mandat de six ans. Pour pouvoir voter, il faut être inscrit au registre des Français établis hors de France. Vous avez jusqu’au vendredi 23 avril pour le faire sur le site Service-public.
Sans réel pouvoir politique, ces élus locaux représentent la communauté française auprès des ambassades et des consulats dans le monde. Pouvant être consultés sur toute question concernant l’enseignement, la sécurité, la santé ou encore les aides sociales, ils se prononcent également sur l’octroi de bourses scolaires ainsi que sur les subventions accordées aux associations et participent par ailleurs à l’élection des sénateurs des Français de l’étranger.
Dans la circonscription consulaire de Miami, qui couvre la Floride, Porto Rico, les Bahamas, les îles Turques et Caïques, les îles Caïmans ainsi que les îles vierges américaines, quatre sièges sont à pourvoir.
Jacques Brion. Conseiller des Français de l’étranger et vice-président du conseil consulaire de Miami, Jacques Brion a été élu en 2014, année des premières élections consulaires, sur la liste du parti UMP (devenu depuis Les Républicains). Cette année, l’ancien président de la Chambre de Commerce Franco-Américaine (FACC), qui a par ailleurs relancé l’Alliance Française de Miami en 2018, a choisi de se représenter sans étiquette.
Aline Martin-O’Brien
David Ruiz
Séverine Gianese Pittman
Nicolas Guillant
Jordane Ruiz
Jean-Paul Barre
Écologie et solidarité en Floride, pour un nouvel élan !
Laure Pallez. Soutenue par l’association Français du monde-adfe, dont elle est l’administratrice depuis près de cinq ans, Laure Pallez a récemment été nommée secrétaire nationale adjointe du Parti socialiste aux relations internationales. Également candidate pour les élections sénatoriales pour les Français établis hors de France (en septembre), cette mère de famille, expatriée depuis près de 20 ans, a notamment été conseillère des Français de l’étranger à Shanghai et présidente de la commission des finances, du budget et de la fiscalité à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE).
Alliance Solidaire des Français de Floride et des Caraïbes
Franck Bondrille. Élu lors des précédentes élections consulaires de 2014, Franck Bondrille mène une liste indépendante soutenue par l’Alliance solidaire des Français de l’étranger (ASFE), un parti politique fondé en 2009 par Jean-Pierre Bansard. Chef d’entreprise, ce Corse de 53 ans, père de deux enfants, est le co-fondateur de la société de production audiovisuelle SilverProd. Installé depuis plus d’une vingtaine d’années en Floride, Franck Bondrille a aussi été chef d’escale de la compagnie aérienne Corsair à Miami.
Axelle Gault
Christian Guérin
Laurence Pons
Patrick Gimenez
Sophie Rindler
Stéphane Barraqué
Olivier Monard. Installé depuis trois ans à Melbourne, près d’Orlando, Olivier Monard a constitué une liste indépendante en s’entourant de personnes qui résident dans la région du centre de la Floride. Ingénieur en aéronautique, ce Parisien de 35 ans a fait ses premières armes dans l’entreprise Dassault Aviation avant de fonder Orbis Aviation, sa société de services et de conseils en vente et achat dans l’aviation d’affaires.
Xavier Capdevielle. Xavier Capdevielle présente une liste soutenue par Les Républicains et Les Centristes d’Hervé Morin. Installé depuis plusieurs dizaines d’années en Floride, il est à la tête de l’entreprise de construction Cap Group et de l’agence immobilière Cap Realty. Conseiller des Français de l’étranger sortant, Xavier Capdevielle préside par ailleurs l’Union des Français de l’étranger en Floride (UFE).
Liste Indépendante de Large Rassemblement pour les Français à Miami et aux États-Unis
Cindy Ruffino. Conduite par Cindy Ruffino qui habite aux États-Unis depuis plus d’une dizaine d’années, dont un an en Floride, cette liste se compose majoritairement de personnes résidant dans le comté de Palm Beach. Pour sa première élection consulaire, cette mère de deux garçons présente une liste indépendante, bien que certains colistiers soient proches du parti présidentiel, à l’instar de Benoît Duverneuil qui était tête de liste La République En Marche l’an dernier avant que ces élections consulaires ne soient reportées.
Arnaud Delanoë
Corinne Galeni
Benoît Duverneuil
Cartherine Vernet
Nicolas Vernet
Lisa Jansen
Le site de campagne sera lancé prochainement.
The French Nouvelle Vague in Florida
Amandine Lesage. Sans étiquette politique, cette liste est menée par Amandine Lesage, une juriste de formation spécialisée en propriété intellectuelle qui est installée, tout comme ses colistiers, dans la baie de Tampa. C’est la première candidature aux élections consulaires de cette Française de 47 ans, originaire de la région toulousaine, qui est expatriée depuis moins d’un an aux États-Unis.
C’est l’un des temps forts du printemps à Washington : le Georgetown French Market fait son grand retour pour une 23e édition, du vendredi 24 au dimanche 26 avril, de 11am à 5pm.
Pendant trois jours, Wisconsin Avenue (de O Street à Reservoir Road) se transforme en véritable marché à ciel ouvert, inspiré des marchés français. Plus de 45 boutiques, cafés et galeries locales proposeront des promotions spéciales et des ventes sur trottoir dans une ambiance festive et conviviale.
Au programme : musique live, artistes de rue, échassiers, mime, maquillage pour enfants… de q...
Rendez-vous mardi 5 mai à 2pm ET, pour un webinaire dédié à l’immobilier à Miami avec Raphaël Sitruk, agent immobilier français spécialiste du marché floridien.
Nous aborderons les sujets suivants :
👉 Acheter et vendre à Miami 👉 Investir en nouvelle construction 👉 L’éthique new-yorkaise appliquée au marché de Miami 👉 L’état du marché actuel 👉 L’importance d’un bon agent et d’un lien durable et fort
Parisien d’origine, new-yorkais d’adoption, Raphaël Sitruk a étendu son empire immobilier jusqu’à Miami, où il opère aujourd’hui sur le segment ultra-premium du marché sud-floridien.
Membre du Top 1% des équipes Corcoran, Raphael s’est d’abord fait un nom à Manhattan — notamment en décrochant en 2019 le mandat exclusif du Penthouse au 172 Madison Avenue, l’appartement le plus cher du marché ouvert new-yorkais à l’époque, affiché à 98 millions de dollars.
Aujourd’hui basé entre les deux métropoles, il se spécialise dans les condos de luxe, penthouses et propriétés waterfront — un terrain de jeu naturel à Miami avec Brickell, Sunny Isles, Miami Beach et Coconut Grove.
Sa clientèle internationale — Paris, Londres, Hong Kong, Inde, Corée, Îles Caïman — et sa maîtrise des dynamiques entre marchés immobiliers étrangers font de lui un interlocuteur privilégié pour les investisseurs francophones et internationaux qui arrivent en Floride, un marché en pleine explosion post-Covid.
Franco-américain, parfaitement bilingue, Raphael comprend les enjeux spécifiques des expatriés français qui s’installent à Miami : fiscalité, structures d’achat, financement pour non-résidents. Un pont entre Paris et la Magic City.
Il accompagne les Français à Miami pour tout type de budget, pour de la location, achat, ou vente.
Vous aurez l’occasion de lui poser toutes vos questions en direct pendant le webinaire. Vous pouvez également nous les envoyer en amont du webinaire, à: [email protected]
Ça s'appelle du béhourd en français, du buhurt en anglais, et, à première vue (de très loin), ça rappelle les reconstitutions médiévales de Tiffauges en Vendée ou de Provins en Seine-et-Marne. Sauf que ça n'a rien d'un spectacle de rue : il s'agit d'un sport de combat à part entière, très physique, avec armure et armes - épées, haches, massues et boucliers - bien réelles. Le combat médiéval en armure, full contact, se développe aux États-Unis et New York s'apprête à accueillir les plus grands sportifs internationaux de la discipline à Times Square. Organisée par The Armored League, la ligue ne...
Une victoire pour les expatriés et les Américains accidentels, surtout dans le contexte actuel. Le département d’État a officialisé une baisse spectaculaire des frais exigés pour renoncer à la nationalité américaine. Ils sont désormais fixés à 450 dollars, contre 2 350 auparavant. Une réduction de plus de 80%, qui entrera en vigueur dès lundi 13 avril.
Ce tarif retrouve ainsi son niveau de 2010, année où ces frais avaient été instaurés pour la première fois. À l’époque, ils visaient à couvrir une partie des coûts administratifs liés à une procédure réputée lourde et encadrée. Car abandonner sa...
Deux mois sans école, et une question qui revient chaque année. Comment occuper intelligemment ses enfants tout en entretenant leur lien avec le français quand on ne « rentre » pas en France pour les grandes vacances ? Voici notre sélection 2026 pour conjuguer été et langue de Molière en Floride. Et si vous proposez un Summer camp francophone qui n’apparaît pas dans cette liste, n’hésitez pas à vous manifester.
Association des Petits Écoliers de Miami (APEM)
Avec l’Association des Petits Écoliers de Miami les journées d’été se vivent en français, entre éclats de rire et jeux d’eau. Elle instal...
Janvier 2012. La liquidation de la dernière usine Lejaby, située dans la commune rurale d'Yssingeaux, est prononcée par le tribunal de commerce de Lyon. Avec la mort annoncée de cette marque iconique de lingerie fondée en 1930, c'est une page de l'histoire textile et industrielle française qui se tourne. Décidées à ne pas se retrouver sur le carreau, les ouvrières du site se lancent alors dans une occupation de l'usine qui attirera l'attention des médias, des élus et de repreneurs.
Cet épisode, qui avait fait grand bruit en France en pleine campagne présidentielle, a inspiré le metteur-en-scèn...
[Article partenaire] Hausse des frais dans les Lycées français, CNED difficile à tenir, double scolarité épuisante… Pour un nombre croissant de familles francophones aux États-Unis, la question n’est plus de savoir s’il faut maintenir le français, mais comment. Enquête sur un système en mutation, et sur ceux qui inventent des alternatives.
Des frais de scolarité élevés
Quand Sophie a fait les comptes, elle a eu un vertige. « Trente-deux mille dollars par enfant et par an. J’en ai deux au Lycée. Faites le calcul. » Cette mère de famille installée à Houston depuis sept ans ne remet pas en question la qualité du Lycée international qu’ont fréquenté ses filles. Mais à l’approche de la Seconde, l’équation est devenue intenable. « On ne parle pas d’un caprice. On parle de soixante-quatre mille dollars par an. Sans compter le transport, la cantine, les fournitures. À un moment, même quand on y tient, on se demande s’il n’y a pas une autre voie. »
Sophie n’est pas un cas isolé. Les Lycées français affichent des frais de scolarité dépassant les 50 000 dollars pour une première inscription en maternelle. Les tarifs des établissements homologués du réseau AEFE suivent une pente ascendante que les familles peinent à absorber. En moyenne, une scolarité française aux États-Unis coûte environ 30 000 euros par an et par enfant — un chiffre en hausse régulière, avec des augmentations moyennes de 6 % observées à l’échelle du réseau mondial.
Le contexte n’incite pas à l’optimisme. L’AEFE traverse une période de tensions financières, avec une baisse des subventions publiques et un transfert de charges vers les familles estimé à plusieurs centaines d’euros supplémentaires par élève dans certains établissements. Le réseau, qui compte quelque 600 établissements et 400 000 élèves à travers le monde, est au cœur de ce que la presse a récemment qualifié de « nouvelle guerre scolaire », opposant partisans du pilotage public et promoteurs d’un modèle davantage ouvert au privé.
Le dilemme impossible
Face à ces coûts, beaucoup de familles francophones basculent vers le système américain. Le choix est souvent pragmatique : les high schools publiques sont gratuites, souvent excellentes, et les enfants y trouvent un ancrage social indispensable. Mais le revers est connu de tous les parents qui ont fait ce choix : le français s’étiole. Rapidement.
« Baptiste avait 14 ans quand on l’a mis dans le public américain. En six mois, il ne parlait presque plus français spontanément », témoigne Sandrine, à Princeton. L’histoire est classique : on compense par du CNED le soir et le week-end, des podcasts en français, des abonnements à J’aime lire. Mais comme le résume un père de famille new-yorkais, lui-même ancien enseignant : « Peut-on vraiment demander à un parent de se substituer au tutorat ? Ça me semble aventureux. »
Le vrai problème, au fond, n’est pas le français oral — celui-là se maintient tant qu’on le parle à la maison. C’est le français académique : la capacité à structurer une dissertation, à commenter un texte littéraire, à manier l’argumentation dans la langue de Molière. C’est ce français-là que les épreuves du baccalauréat évaluent. Et c’est ce français-là qui disparaît le premier quand l’élève est immergé à plein temps dans un système anglophone.
La troisième voie
C’est dans cet interstice — entre le Lycée français hors de prix et l’abandon pur et simple du cursus national — qu’un petit nombre de structures ont vu le jour ces dernières années. Parmi elles, OFA Lycée (Online French American Lycée), une école bilingue entièrement en ligne fondée en 2019 et accréditée par Cognia, basée à Boston.
« L’idée n’était pas de remplacer l’école française, ni de la concurrencer », explique Géraldine Guillermin, cheffe d’établissement et professeure d’histoire installée aux États-Unis depuis vingt ans. « C’était de répondre à une réalité que personne ne prenait en charge : des élèves qui sont dans le système américain et qui veulent garder — ou préparer — le baccalauréat français, sans que cela devienne un calvaire logistique et financier. »
Malgré son nom, OFA Lycée ne se limite pas au Lycée. Il s’agit d’une école bilingue complète, de la maternelle à la Terminale, qui propose deux parcours distincts : une « Voie Éducation Nationale », le programme phare, qui permet de préparer le baccalauréat français en parallèle du High School Diploma américain — avec 100 % de réussite au bac et au brevet à ce jour —, et une « Voie OFA Lycée », lancée en septembre 2025, conçue pour les élèves qui souhaitent un parcours exigeant sans viser l’intégralité du cursus national. Dans les deux cas, les cours sont dispensés en ligne et en direct par une équipe de 35 enseignants, tous francophones natifs, certifiés ou agrégés de l’Éducation nationale. L’élève conserve par ailleurs son inscription dans son école locale. L’établissement, accrédité par Cognia, rassemble aujourd’hui quelque 400 élèves de 15 nationalités, répartis dans 33 États américains et plusieurs pays, sur 7 fuseaux horaires.
Des parcours sur mesure
Ce qui frappe quand on regarde les trajectoires des élèves passés par ce type de structure, c’est la diversité des profils — et le fait que chacun semble avoir trouvé un usage différent du dispositif.
Léo, installé dans le Massachusetts, cherchait à construire un double diplôme — baccalauréat français et High School Diploma — après un parcours en école internationale. Pendant deux ans, il a mené de front les deux systèmes, combinant spécialités scientifiques côté français et cours Honors et AP côté américain. Admis à Boston University, McGill et Polytechnique Montréal, il a choisi cette dernière pour y étudier l’ingénierie. « Ce n’est pas que j’avais besoin des deux diplômes. C’est que les deux ensemble racontaient quelque chose de cohérent sur mon parcours », explique-t-il.
Nikita, elle, avait un problème d’emploi du temps. Escrimeuse de haut niveau, elle s’entraîne plus de vingt heures par semaine et participe à des compétitions internationales. Une scolarité en présentiel rigide était tout simplement incompatible avec ses déplacements. Elle a décroché son bac français (mention Assez Bien), son High School Diploma et sept cours AP — un dossier qui lui a ouvert les portes de l’University of Notre Dame, où elle poursuit aujourd’hui ses études de business et prépare les J.O.
Maddy représente encore un autre cas de figure. Franco-britannique, elle a grandi dans le système français au gré d’expatriations successives, puis a choisi d’intégrer un high school américain en troisième pour vivre pleinement l’expérience — sport, vie sociale, campus. Mais ses parents tenaient à ce qu’elle garde un ancrage français suffisant pour pouvoir candidater aux grandes écoles. Pendant quatre ans, elle a suivi les cours de français en parallèle. Résultat : un High School Diploma avec huit cours AP, des épreuves anticipées de français réussies (11 écrit, 15 oral), quatre langues parlées — et une admission directe au Global BBA de l’ESSEC, sans avoir passé l’intégralité du baccalauréat.
Coriolan, lui, n’avait besoin du dispositif que pour un an. Expatriation familiale temporaire à Cambridge : sa mère voulait qu’il continue le programme de Première sans décrocher du rythme parisien. Il a passé ses épreuves anticipées de français (15 écrit, 15 oral), puis a réintégré un lycée parisien en Terminale. Mention Très Bien au bac, puis classe préparatoire scientifique. « Quand il est revenu, il n’avait rien perdu. C’est comme s’il n’était jamais parti », raconte sa mère.
Les chiffres derrière les parcours
Au-delà des cas individuels, les résultats collectifs donnent une indication. Lors de la session 2025 des épreuves anticipées de français (EAF), les élèves d’OFA Lycée ont affiché des résultats solides, alors même qu’ils préparent l’examen en parallèle d’une scolarité américaine à temps plein — un double effort que les candidats métropolitains n’ont pas à fournir.
Les anciens élèves de la structure se retrouvent aujourd’hui dans des établissements comme l’ESSEC, l’ESCP, Polytechnique Montréal, Boston University, McGill, Notre Dame ou encore en classes préparatoires parisiennes — des orientations qui supposent, dans chaque cas, une maîtrise académique réelle dans les deux systèmes.
Un enjeu qui dépasse l’école
Pour Olivier Saint-Vincent, Directeur académique, le sujet dépasse largement la question scolaire. « Ce que ces élèves développent, c’est une intelligence du contexte. Ils apprennent à penser dans plusieurs cadres, à comparer ce qui semble évident ici avec ce qui ne l’est pas ailleurs. Dans un monde où les parcours sont de moins en moins linéaires, cette capacité à naviguer entre les systèmes devient une compétence fondamentale — pas un handicap. »
Un constat partagé par les spécialistes du bilinguisme et de l’éducation internationale : la recherche montre régulièrement que les enfants élevés entre plusieurs langues et plusieurs cultures développent une flexibilité cognitive et une capacité d’adaptation supérieures — à condition que le parcours soit structuré et que l’enfant ne soit pas laissé seul face à la complexité de la double appartenance.
C’est peut-être là que se situe le véritable changement en cours. Non pas dans l’invention d’un système miracle, mais dans l’émergence de solutions qui prennent acte d’une réalité longtemps ignorée : des milliers de familles francophones aux États-Unis n’ont accès ni à un Lycée français abordable, ni à un accompagnement structuré pour maintenir le cursus national. Elles se débrouillent. Souvent seules. Parfois au prix d’un épuisement familial considérable.
Que ces familles trouvent aujourd’hui des voies alternatives n’est pas surprenant. Ce qui l’est davantage, c’est qu’il ait fallu si longtemps pour que quelqu’un les leur propose.
Pour aller plus loin
OFA Lycée organise régulièrement des sessions d’information gratuites pour les familles qui souhaitent explorer les options de double scolarité. Ces sessions permettent de comprendre le fonctionnement concret du dispositif, de poser des questions et de se projeter. Un cours d’essai gratuit est également proposé aux élèves de la Grande section à la Terminale.
Note : les “articles partenaires” ne sont pas des articles de la rédaction de French Morning. Ils sont fournis par ou écrits sur commande d’un annonceur qui en détermine le contenu.
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À New York, trois expositions offrent un panorama plein de contrastes, entre dualité artistique, réflexion formelle et engagement politique. À La MaMa Galleria, Danielle Durchslag explore avec provocation les tensions de l’identité juive contemporaine à travers des figures incarnées, mêlant références historiques, culture pop et critique politique. Au Guggenheim, la rétrospective de Carol Bove déploie 25 ans de création dans la spirale de Frank Lloyd Wright, transformant des matériaux récupérés en formes sculpturales de plus en plus autonomes et colorées, dans une véritable leçon de regard. En...
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Boulangerie-pâtisserie : Parfait Paris
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