À quelques minutes de Brickell, Little Havana oppose aux tours du quartier financier un Miami de plain-pied, plus sonore, traversé par l’arôme du café fraîchement moulu, l’odeur du tabac roulé à la main et le bruit sec des dominos sur les tables. Ici, le récit de la ville prend une tonalité différente. Loin d’un décor touristique figé, le quartier concentre une part essentielle de l’identité hispanophone de la métropole floridienne, entre mémoire cubaine, traditions populaires et héritage caribéen.
L’exil comme fondation
Little Havana © Grégory Durieu
Jadis surnommé « Shenandoah » par ses prem...